samedi 21 novembre 2009

Val d'Or

Tu sais que ton invasion part mal lorsque le premier où tu joues n'ouvre pas ses portes, sans rien te dire. Tu sais que ça va mal quand tu dois quêter de l'argent pour t'acheter un pogo pour remonter ton moral. Val d'or, what the fuck? Tu savais que j'avais hâte de te voir...


On est donc dans le trou de 500 balles en partant, bateau! On décide donc d'utiliser notre plan B de tournée: une caisse de canettes, on joue à « J'ai jamais x sur la route, vers la prochaine étape. Fuck it, on y va. On traverse jusqu'à Rouyn en apprenant beaucoup de choses à propos de chacun d'entre nous… on prend un motel, achète une 24 et on va rejoindre des amies au Cabaret de la Dernière Chance (où on joue samedi…). La soirée passe bien, on déconne au motel, on relaxe et puis, quelques parties de pool et un jam dans la derrière du Cab.


Bonne nuit, pour vrai, une des rares. On se lève et on boit 8 cafés chaque au cours d'un déjeuner qui dure plus de deux heures, et on se rend à… un autre café de Rouyn. Journée pluvieuse des plus satisfaisantes. Dom et moi faisons des devoirs. Les autres jouent à des jeux de sociétés dans un excellent café-bar de Rouyn, j'oublie le nom.


Là, on est à La Sarre. Montréal vient de gagner une méchante game. On a trois chambres ce soir, j'en profite pour prendre un bain en écoutant Ramblin' Jack. Oué. Vivement la tournée. Les gars collent nos Cds à la DIY, en finissant le Black Label de hier. On joue le même soir que Yann Perreau à La Sarre… ?? Il est supposé venir après son show (qui doit maintenant tirer à sa fin). Je m'habille, on y va, je pense. 2e chance pour l'Abi-Témi.


Jul

mardi 17 novembre 2009

Up & Down : Sex Party de Montréal

…finalement, le tout s'est avéré trash jeudi soir. Arrivée à Gatineau, bière dans le Vieux-Hull, voyage à Buckingham, un John Lee Hooker (One Bourbon, One Scotch, One Beer) au Petit Chicago, durant une soirée Latino! Wildcat et moi fermons le bar trop tard, et les autres clichés-rock embarquent. Casino, resto à 5h du mat, etc.


Grosse journée en perspective, on arrive à vivre même si Wildcat travaille à 10h… On pacte tout tout tout, on ramasse Machine Gun à Orléans, et la nuit tombe sur la 417, dans la circulation, au son de Total Eclipse of the Heart. Je crois qu'il est nécessaire de signaler que le camion qu'on utilise n'a qu'une radio - pas de cassettes, pas de CDs, pas de mp3, pas de 8track.


Les colocs préparent un ass-kickin' curry de champions pour un bon show, contre des places sur la guestlist. Je me demande comment les Chaises Rouges se retrouvent avec nous sur ce bill du CCF, mais ils tardent à commencer, donnent un set moyen et n'intéressent visiblement personne dans le bar. C'est un vendredi 13 obscur, le coin St-Denis/Mt-Royal est trop tranquille. On finit par jouer à minuit pile, mais les gens commencent à arriver à 12h30… j'me sens terriblement à Toronto. Thierry gère ça comme-il-le-faut-à-la-mode-de-chez-nous. Dom casse la glace avec l'accordéon. Le tout se finit à 1h20, on chill avec des jeunes new-yorkaises et la band marxienne se fait entendre à un certain point. On finit ça à la fameuse commune Papineau/Rosemont au goulot du Canadian Club (pas les meilleures conditions ni le meilleur alcool, disons) et finalement à la Ligne Rouge. Ça tombe officiellement dans les poubelles, la soirée est finie.


Quelle bonne idée de pratiquer toute la journée le lendemain, hung-over et crevés. Je vais éviter de divulguer le lieu de nos pratiques maintenant, car on assiste à la préparation d'un « Sex Party » de la communauté montréalaise de quelque déviance sexuelle obscure. Tentes, cages, condoms, matelas, objets fétiches, stage, le paquet y est vraiment. Tout ça, dans le genre de loft-industriel de notre local. C'est comme ça que ça se passe, et j'me sens vraiment old fashion d'être semi-à l'aise. Peu importe. Thierry essaye de créer des liens avec les filles qui organisent la chose, mais il n'a aucune chance, sans transformation sexuelle…


Je replonge dans l'école pour 3 jours avant d'aller envahir l'Abitibi. Si seulement toutes les semaines pouvaient être comme ça…


Dans le iPod: Hooked Up de Jamiroquai

jeudi 12 novembre 2009

La 417 une 417e fois cette année

Wôw! La route du rock reprend bon train. Train tranquille, mais qui accélère. J'écris ceci d'une ride Amigo Express, le temple du 21e siècle des nouvelles rencontres (aussi intense que l'Internet, man). La chauffeur me dit que, par expérience, je devrais lâcher le BAC en cinéma parce que ça donne rien dans la vie. Elle a sûrement raison. En plus, elle a déjà donné une ride à Franco. Je sais pas comment, mais elle sait que le Jack fait des conférences sur Skype. Merci Franco de divulguer cela!


Je suis sur la 417 pour aller chercher le merch (souvent substance de vie pour le Jack), l'ampli à Wildcat (substance de satisfaction pour les oreilles mais douloureux pour le dos), le drum à Thierry Machine Gun Faucher (le nouveau drummeur qui passe au teste demain, substance de stress) et le gros camion qui va ramener ce beau monde/gear là à Montréal. Je fais comme 5h de route pour faire un show sur ma propre rue, bonjour le band à longue distance (encore une fois, pas Longue Distance le band).


Tout ça m'a quand même fait rire, et je déclare ceci: Tracteur Jack, c'est le band de l'Internet. Vraiment. On fait tout là-dessus. On serait rien sans ça. Les conversations, le booking, myspace, nos vidéos promo, le travail de chef d'infographie de Falcon, les chansons brouillons que je reçois au milieu de la nuit. Devenez amis avec François Leblanc sur Facebook si vous voulez, et allez écouter le cover de Dan Auerbach «Mean Monsoon» qu'il a enregistré. Ça torche.


Donc, j'ai avalé une soupe tonkinoise et un 795ml d'Arizona 20 minutes avant la ride, j'ai donc la plus grande quantité de liquide dans moi en ce moment. J'ai appris à jouer à FREE CELL de Solitaire, dans le Torrent Solitaire Greatest Hits que j'ai torrenté y'a plusieurs semaines. J'aurais dû aussi prendre le Greatest Hits de Rick Astley, du même coup. C'est là que j'm'en veux.


Le Festival Coup de Coeur Francophone tire à sa fin, quoi de mieux que finir ça avec un show de Tracteur Jack?! (Vendredi 13, Esco, 22h) Je voulais passer voir Lac Estion au Divan hier, mais après 1 ou 2 shows, tu te demandes quels autres jeux de mots semi-pertinents ils peuvent faire. J'avoue que mon humour de show est pas mieux, mais je suis content de voir ce band avancer. Ils ont fait les Francouvertes, les Francofolies et le CCF en un an, c'est c'est franco en masse! Je dirais pas non à ce parcours si rapidement, et leur album est sorti la même année. Ce sont des amis à la Blais la plus jeune, qui risque de nous accompagner en Abitibi la semaine prochaine, présence d'elle-même dans le bloque à venir. Anyway, j'ai bu quelques bières avec Oli Fémur B. au Nacho Libre dans la nuit, à la place du show. Cléo Phalange B. a le H1N1, bâtard. Un squelette non-ménagé physiquement…


Côté booking, je prépare des événements de Noel à la hauteur des attentes de Jésus pi sa gang (à ne pas confondre avec Henri pi sa gan) sur des croix qui veulent rocker la vie.


Je suis triste de pas être à Montréal pour: le show de Land of Talk. Ou les 5 ans de Brixton Robbers. On va y donner la claque à Gatineau pour quelques heures, à la place.


Dans la radio du char de la fille d'Amigo: une toune latino douteuse au 92.1FM


Tabasco

jeudi 5 novembre 2009

Retour sur l'Halloween et lancement de CCF

Et oui, une autre belle fin de semaine de tournée se termine dans un Petit Chicago plein à craquer. Et craqué nous avons. J'aime le nouvel esprit de jeunesse qui règne de l'B. Oli était malade le soir du concert, donc j'ai dû assumer toutes les opérations de foule. Cléo est trop gêné encore, JM est trop pas de micro encore. Bah! Ça va s'en venir. Disons que oui, je suis tombé du drum. Oui, j'ai bu 1/2 oz de Tabasco avec une 1/2 oz de Jack. Et une autre douzaine d'oz de Jack après. Oui, c'tait beau en sale.

Et après une brève nuit, de l'étude. Je saute, c'est plate mais intéressant. Jo-C et moi prenons le merveilleux Greyhound de 21h30 pour regagner Mtl pour une semaine chargée. Examens, je passe. Nuits courtes encore, montage. Nuit de montage. Jour de tournage. Jour de cours. On y donne quand même la claque, disons. Jo m'aide dans mes projets d'école au niveau du montage (on est restés à l'UdeM jusqu'à 3h30 dans la nuit à gosser sur une trame de la Baie James, miam) et le lendemain, on parcourt le nord (de Mtl) jusqu'à St-Jérôme pour prendre des sons. Attention.

Je suis allé, dans toute cette académie, au lancement du Coup de Coeur Francophone. Oui, tu peux l'dire ça aussi, je suis parfois un pe-lotte de bière et vin gratuits. C'est juste que, bâtard, je suis plu à l'aise dans les 5 à 7 des festivals que dans les putains de 5 à 7 de l'Université. J'amène quand même mais oh-combien-trop-sexy copine de l'université, et on regarde les gens trop manouches aller au show de Urs Krrrr-quelque chose et Sagapool. Le manouche man, what the fuck? Les filles étaient sexy, mais je suis content de jouer dans un band de ROCK 'n ROLL manouche, pas de jazz manouche. Jésus, merci. Donc, pour un cocktail d'appetizers au Club Soda et d'la booze gratos de fin de la semaine, l'expérience est enrichissante. Ça me donne le goût de brûler les planches bientôt, madame.

D'ici là, jetez un coup d'oeil à celà. Pas un des meilleurs, mais appréciable!
http://www.youtube.com/watch?v=DQ9YqGiuqjA

Remarquez à quel point y'a 12 personnes. Trop rockstar, bébé.

« Go waisitin' our time in front of empty bars »

Ce soir-là, ça a valu la peine. St-Hyacinthe, ville du rock pour ta microbrasserie. Découvertes Letendre, we like a lot.

On se revoit!

Dans le genre de i-Pod: Bernard Adamus sur son myspace (on va l'acheter cette fin de semaine)

J

Fin de semaine de l'Halloween, en retard

Bâtard, j'me bats contre Blogger et ce putain de site. Voici le récupatilatif:

« Y'a juste des adons comme ça, des fois, dans la vie »


Premier show du week-ender de l'Halloween d'Oscar B., Montréal, Divan Orange. Éric (Bête Rouge) m'avoue que c'était pas un bon call de faire le même soir que les Brains à Montréal. Il avait raison, j'assume. Petite crowd, mais c'est efficace avec autant de changements dans la band: nouveau drummer, nouveau contre-bassiste, nouveau soundman, nouveau moi à la guitare, nouvelles chansons. Même consommation de Jameson, ça c'est stable!


Donc, à 2h40 je décide de foyer à la Rockette où Israel (Bonne Journée!) mixait après son set. Merci à Mélissa de me scorer une pinte après le las call, pour une Xième fois! Donc, j'ai pas vu mon chumey chumey René Garcia depuis… le dernier concert des B, à Niagara Falls, en juillet. Beaucoup de choses se disent, on rattrape un peu de temps perdu. On parle de la « coïncidence » de nos show le même soir, et aussi celui de Xavier Caféine. Qui arrive dans la conversation? Vince Peake, qui bassise (??) pour le Caféine en personne, live au Club Soda le soir même. Un peu drôle, de se retrouver les 3 là… et tout le monde joue à Québec le lendemain, haha.


Je passe une partie de l'avant-midi à la Bibliothèque Nationale à étudier la sémiologie au cinéma, et Tenderboy et Da Jo-C me ramassent, on fly pour Québec. Jo et moi on parle des vendredis de chaos. Les choses se passeront-elles ce soir? J'ai hâte de voir le Faucher, oui madame.


« Le Devil's Night »


19h sonne au Delta de Québec. Piscine extérieur de l'hôtel. Notre devil's night part avec Joannie, la sauveteur-trice de l'hôtel, qui nous avertit car nous sommes de jeunes garnements. Jo-C montre son 3e nipple à Cléo, qui sent donc qu'il fait vraiment partie de l'équipe Oscar B. maintenant. On y passe tous… J-M et Tenderboy débouchent les premières bières de la soirée en nous regardant de la chambre. Bonsoir, Québec.


Load-in relaxe, souper au Joe's Smoke Meat, qui est voisin du bar où on joue. Il pleut, il pleut, smoke méat. La serveuse est cute, elle accepte même mon invitation au concert, mais part beaucoup trop tôt à mon goût. Ha, bateau! Ça arrive. On regarde la game d'un oeil discret, et Jo se donne sur le set-up de son et le soundcheck. Qui est rapide. Et plaisant. Bonne Journée arrive, et voilà, c'est parti… Carl le punk nous tient compagnie toute la soirée, et le Jameson coule bien dans la EUROVAN qui nous sert de véhicule de tournée. Rêve d'enfant devenu réalité.


Le tout rentre au poste, les gars du Jack sont là, les gens qui reviennent du show-des-Brains-sans-les-Brains sont excités, et j'aime ça. Ma grande gueule déboule un peu avec toute la Belle Gueule que j'ai bu. On joue à 1h du matin pile, donc subissons les conséquences! Whisky après whisky, on avance dans le set. Les gars de BJ! montent sur le stage pour tambourine, blagues, danses et shooters. Be (drummeur) se fait « ductaper » pendant notre chanson instrumentale, et se venge sur le coup. Je suis momifié. Je rencontre une fille de 18 ans que je fais monter sur le stage pour danser, excellent moment cocasse de la soirée. Coup de coeur, même. C'est la fête à Cléo, aussi. Beaucoup trop de raisons de fêter!


Le tout se finit vers 4 au bar, on achète de la bière illégalement et on glande dans Québec à la recherche d'un Ashton ouvert à 4h30. Négatif. Les gars de BJ! croient se prendre une chambre dans notre hôtel, mais « Trop cher! » diront-ils. Vrai. Je danse sur un coin de rue avec une pitonne déguisée en cube rubique (?!) et je saute tête première dans la voiture. Ouais ouais, on aime ça. Le soleil se fait sentir, on rentre finir une bière ou deux. Oli prend un bain, Cléo se fait des strings et JM essaye de recalibrer ses tétines. Jo-C et Tenderboy partent vers 4h30. Troopers. Je m'endors au son de Blue Valentine de Tom Waits. Succès monstre pour le 2e soir de notre résurrection.


Juju


lundi 26 octobre 2009

Dimanche St-Ambroise

La fin de semaine s'est finalement avérée plus crash qu'attendu. Jo-C et moi sommes persuadés que les vendredis de l'automne sont de réels « nuits de chaos ». Tout s'enlignait bien suite à une bouffe indienne dans Parc et la projection de Tagwacore au Ciné du Parc. Ce film est tout simplement génial et intrigant, traitant de l'émergence d'un mouvement punk dans l'Islam. À voir.


Party au 7073, ça devient trash vite: il est 1h du matin et ça me semble être un rare vendredi de non-chaos. Erreur… le thème du party fait qu'il y a une bataille douteuse et obscure, des gens malades, et un gars qui passe la nuit en prison. Sucks to be you.


Je coupe ça court pour qu'on se rende à dimanche pour le concert de fermeture du SMIM (Salon de la Musique Indépendante de Montréal). Frank Wildcat est arrivé samedi soir pour qu'on passe une fort agréable soirée chez Renaud, pour la pendaison de crémaillère tant attendue. Les deux Faucher arrivent dimanche, et on y donne, le show est tôt pas mal.


Étant donné nos longues distances (comme le band malade, là, Longue Distance), on pratique lorsqu'on donne des shows en général. Mais là il manque des morceaux de drums, on est serré dans le temps, et en plus notre chauffeur de taxi-van se perd. Pas de stress finalement, on arrive au Centre St-Ambroise pour un bref soundcheck, une partie de darts, un Jack Meeting dans les salles de conférence de la brasserie, et plusieurs bières McAuslan/St-Ambroise s'empilent dans mon estomac vide. Le show est vraiment plaisant, mais les organisateurs se rendent rapidement compte que le choix de l'emplacement n'est pas idéal… Éric nous lance des pointes de pizza avant de jouer, et on se fait introduire par MC Gilles et sa drag queen, Jolène, qui est turned-on par l'exotisme de Wild Cat et mon « gros instrument ». MC Gilles nous supporte plus qu'on le pense et il nous aime bien, il nous a même fait jouer à l'émission de Paul Arcand, ouais.


Faut dire qu'on jouait après Bernard Adamus, qui a offert une solide performance acoustique, accompagné de seulement son banjo-iste. Je dois avouer que je suis un fan de son folk blues québécois, les textes cadrent dans des structures de chanson ultra-simples. J'ai rarement ce sentiment de satisfaction blues face à des artistes vivants ou plus jeunes que Ramblin' Jack. Ou c'est peut-être la stout qui m'a fait over-rater son set.


Pas de folles aventures pour ce concert, mais vraiment trop satisfaisant. Le set acoustique passe le test, le nouveau drummeur aussi. Et calice que la contre-basse Epiphone rentre au poste! Ride de taxi #2 vers la Petite Italie en compagnie d'un chauffeur créole motivé, et on finit ça en beauté au Roi du Smoke Meat. Happy ending.


J. Tabasco


jeudi 22 octobre 2009

Jour de studio avec le B

Ma dite semaine de lecture se continue dans l'obscurité. Mardi étant ma seule journée off, je me réveille dans le premier rhume (rhum? en tout cas, pas l'alcool) depuis la cégep, so 2006. C'est un peu comme l'épisode de Seinfled où Jerry dit qu'il a pas vomi depuis 1985… ouais, c'est ça.


On essaye de prendre ça relaxe, mais on doit quand même pratiquer pour la tournée d'Halloween. Gorge à terre, je retourne me coucher avant 3AM, ça doit aussi dater de l'époque de cégep une heure aussi tôt… J'ai au moins la chance de voir les 5/6e de la gamme, je me fâche contre Gill (calice, Gill), j'ai pitié pour Bergeron et je donne de l'amour à Gionta.


Journée de 9 à 4 à l'école et 5 à 11 à la job, c'est pas bon pour la santé, tu l'sais. Le soir, je me claque donc I Am Trying to Break Your Heart, documentaire sur l'album « Yankee Hotel Foxtrot » de Wilco. C'est un album incontournable dans ma petite vie de champion, et le docu en noir & blanc rentre au poste. Avis aux fans de Chicago, ça doit être vu. Meilleure ville américaine du nord…


Réveil taridf et brutal avec les messages d'Oli, qui capote parce que JM et moi sont non-rejoignables et surtout malades en cette journée de tracking. Cléo, le nouveau contre-bassiste du band, a une pneumonie. JM, le nouveau drummeur, découvre qu'il a de l'asthme et une semi-bronchite. Moi, j'ai juste un petit rhume calice. Oli se donne, une chance qu'il est là et en vie.


On arrive donc avec 15 minutes de retard dans le Vieux-Montréal, l'endroit ultime où je me sens en vacances, je le répète toujours. C'est un mix de Québec, Boston et les villes nordiques de la France. Jo attend sous la pluie, et on tape Arizona au studio du Recording Arts of Canada. Ça défonce pour l'instant, j'aime ça. À art la gorge non-présente, la contre-basse Épiphone '61 rend justice à la toune, oui bébé.


Un appel bref de Starbuck se fait entendre, The Hypnophonics partent à 23h ce soir pour leur première tournée Cross-Canada, avec The Creepshow. Leur album est sorti cette semaine, et je vais essayer d'aller en ramasser un chez lui avant. Il me rappelle que j'aurais pu roadier cette tournée, ce qui me tente maximum en ce moment, mais ââh, l'école doit être respectée.


C'est la première neige, je suis pas prêt exactement à ça, et on est crash dans le studio. L'appel des villes et du rock revient toujours, beau temps, mauvais temps.

lundi 19 octobre 2009

L'appel de Domlebo

Après maintes réflexions, j'ai décidé de poursuivre le blog même en n'étant pas en tournée… bâtard, il se passe toujours de choses, malgré moi! Quand j'essaye de prendre deux secondes pour étudier ou faire de quoi non-music-related, il y'a de quoi. Faut dire que je m'en plains pas, rassures-toi! C'est difficile de garder tout le monde au courant du noveau drummeur du Jack, de la nouvelle formation atomique de Oscar B., des concerts qui s'en viennent, des partys impertinents et des rencontres mutantes de jams d'artistes québécois.


Donc, depuis la fin de la tournée et le retour à la vie normale, il y a eu la tournée de rentrée qui fut un vrai cauchemar pour ma vie scolaire, mais une réussite musicalement et personnellement. Il y a ensuite eu les GAMIQ. Je vous en ai probablement parlé déjà, donc on passe.


De la manière que ça se passe, en ce moment, on met les touches finales sur la tournée d'Halloween des B. On fait aussi beaucoup de déplacements dans le Jack, parce qu'on joue avec Bernard Adamus (le nouvel artiste sur Grosse Boîte, celui qui a brisé l'harmo de Oli, quand on jammais avec Beast, Ariane Moffatt, la fille de la Patère Rose et la doune de la Louisiane de Random Recipe… voilà, je l'ai dit!) et MC Gilles animera la soirée. Tout le monde en parle de ce mec, j'ai hâte de la voir en buvant de la bière à la citrouille (le concert est au Centre St-Ambroise).


C'est ma semaine d'étude, ma foi, je dois penser à mes examens. Essaye de te concentrer en écrivant un nouvel album sur ton ordi pendant tes cours, et en confirmant au cellulaire dans tes pauses, des concerts pour terminer le 2009 dans la beauté des grandioses mois qui l'ont composé! Ayoye, câline qu'on est malades et intenses, et beaux quand on est chauds.


Mais là, j'essaye d'étudier et Domlebo (l'ancien drummeur des Cowboys Fringants) m'appelle dans toute sa pertinence et ses plans semi-clairs. Je sais pas pourquoi, mais on va peut-être bien faire des shows Jack/Domlebo. Bonne idée ou pas? Il me parle de yaourts aux fleurs et de sa petite fille de deux ans à poil (et me dit qu'il va m'envoyer une photo d'elle.) Je suis content d'apprendre que ça me dégoutte un peu et que je vais attendre avant de manger le pot de Liberté, acquisition de Boninville.


Tenderboy a fait son vernissage hier, oyé. Je voulais voir sa toile géante avec du cuir, je devrai attendre. Je crois que l'expo a fini en même temps que le vernissage, d'ailleurs. Dommage.


Sinon, je retourne à l'étude, en écoutant Chuck Berry. Il y a des valeurs sûres dans la vie, comme Chuck Berry. Je suis en train de penser descendre à St-Louis le voir un jour, mais je me dis que je suis loin de faire des plans autres que musicaux-tournée et scolaire-sessions.


Voilà! Retour à un blog pour se sauver de l'étude du vococentrisme.


Dans le iTunes de mon ordi (prend ça, Mudie): William Elliott Whitmore - Animals in the Dark


Crâne B. Tabasco Garry Morissette



dimanche 26 juillet 2009

Vendredi, nous débutions la pré-prod de TJ chez Starbuck, le célèbre drummeur Duke-freakshow man des années 2000. On s'est armés d'un 2e pick-up emprunté, et les Jacksters de Québec sont arrivés dans le début de l'après-midi. On a fait des bases de chansons jusqu'à 2am pour ensuite trinquer une petite pinte au Cheval Blanc, et dodo ensuite. Une journée de peinture nous attendait le lendemain, et notre créativité en branle, on a fait un peu de action painting dans ma chambre. Résultats surprenants, réellement. 

La band marxienne a aussi eu une journée productive. Détails, photos et mp3 à venir, pour les curieux... 

On a peinturé une bonne partie de notre soirée, et le duo Jack original a confectionné une nouvelle chanson pendant que Boninville et moi avons terminé les mojitos entamés lors de l'après-midi, dans Centre-Sud. 

Dimanche, 13h35, nous sommes encore en studio, suite à une courte nuit. On travaille sur la recette de cet album du Jack. On est pas arrêtables apparemment. Et fauchés, selon Faucher. 

Jul

samedi 18 juillet 2009

La fin de la tournée...

Absence de nouvelles, effectivement. La dernière semaine fut éprouvante à plusieurs points de vue. Oui, la van est morte en Gaspésie. Oui, on est revenus en Tercel. Oui, Phil a embarqué notre équipement dans un camion de matelas vide. 


On s'est rendus à Joliette pour conclure, en faisant un détour par Baie St-Paul pour ramasser un F150 1986, et on a fait les concerts d'Oscar B. en Ontario. Une dernière brosse de tournée à un festival (le Hot Rod Hootenanny) avec nos chums des Brains.               


Bref retour à Montréal pour travailler 48h sur des nouvelles chansons d'Oscar B., ce qui totalise plus de 20 chansons écrites et composées... ça sort comme ça sort. J'ai passé du temps en Outaouais pour y faire la promotion du Jack au FOÉ et voir de la familia. 


FOÉ 2009? Radio Radio, Beast, Mother Mother, Inire, Les Jaseurs, Tracteur Jack. La programmation nous réservait de bonnes surprises, et on a bien hâte. François et moi avons rencontré journalistes, organisateurs, collaborateurs, bénévoles et fans lors de la journée de la conférence de presse et du 5 à 7 de lancement. De belles longues journées dans le Vieux-Hull, à se faire nourrir de drinks par McDougy-Doggy-Dog au 4 Jeudis entre les événements du FOÉ. 


Dave et moi sommes en route vers Montréal, suite à un dernier arrêt à Baie St-Paul. Y'a tellement de va-et-vient dans notre province que je comprends plus trop ce qui se passe! Je crois que la seule manière de comprendre, c'est avec des chansons de Yesterday's et des Sainte-Catherines: on revient de tournée, notre van est brisée et on doit se trouver des jobines parce qu'on est fauchés et endettés. Dans le fond, c'est comme toutes les tounes de Yesterd... 


Julien

jeudi 2 juillet 2009

Trop mouvementé, Gaspé?

Après 2 jours de semi-congé à Trois-Rivières, Montréal et Drummondville, on rassemble tous nos joueurs qui sont déménagé ou qui ont déménagé leurs proches. Tout le monde dans l'équipe est concerné! Arrêter à Montréal n'a pas été facile pour le morale, revoir les colocs, la familia et les gens qu'on aime bien. Mais quand même, un départ pour un autre 2 semaines de tournée fait du bien. C'est cependant en arrêtant 36 heures que les problèmes financiers et les brins de routine se refont une place... 

Fuck it, départ pour Baie St-Paul. Trop de panneaux de Bud Light Lime sur la route et de construction. On arrive dans la plus intense des brumes au Balcon Vert (Baie St-Paul, QC) où o nous accueille franchement bien à coups d'assiettes de bison et de lièvre. Tout le monde est affamé, et voilà qu'on doit tout de suite faire les tests de son. On joue dans une auberge le 1er juillet, à quoi s'attendre? Gros écart d'âge (enfants & vieillards), danse & bières. La soeur de Tenderboy est présente, ainsi que ses potes sympathiques. Mais Dave se laisse emporter par la bière et les « good times ». Résultat: 3h de sommeil pour le hombre, quand on s'attaque à la route pour Gaspé le lendemain. 

7h30, les cadrans de Dom et moi sonnent. 8h, nous sommes sortis de la chambre. Nous devons être sur un traversier dépassé La Malbaie à 9h30. La veille, les jeunes employés sur la brosse nous disent que la route est 45 minutes. Mais au petit matin, les employés plus âgés nous disent 75 minutes, en plus de la construction. Merde, pas le temps de manger. L'homme qui nous file 5 cafés explique un semi raccourci à Dave, et tout tombe littéralement dans la brume. Nous sommes pressés, ET nous nous perdons. On ne voit pas à 2 mètres en avant, et on cherche le moyen magique de reprendre la 138. Cauchemar d'Oscar, encore! Dave, encore un peu dans les vapeurs, trouve moyen de se rendre au traversier en 40 minutes, avec les freins en fumée et beaucoup de doute dans notre esprit. 

Nous voilà à l'embarquement du traversier. Les tarifs étant par individu, nous cachons Phil dans le coffre et Frank sous la contre-basse. Je paye la facture presque entièrement en monnaie, et boom boom boom boom, le Bas St-Laurent. Nous devons en plus faire imprimer des cds au Bureau en Gros de Rimouski. On défile la 132 à toute vitesse, on passe par le village de mes ancêtres Morissette, et vers 19h30, bonjour Gaspé! Le concert est dans une petite taverne à marin, un peu trendy. On mange bien, on donne un excellent set en avant des locaux et des jolies gaspésiennes, et les invitations pour l'année prochaine se succèdent. Nous fermons le bar avec la barmaid, et division des troupes à la sortie du bar. Les boys font leur entrée dans la chambre, Phil est complètement stoned. Je suis couché dans les premiers draps propres de motel de la tournée, et nous avons 2 chambres de payées... tout s'enligne pour que j'aie deux oreillers, haha! 

Gaspé pour une courte nuit, on aime ça. Percé demain, yeah yeah. 

Gulien avec un G

dimanche 28 juin 2009

Meilleur lever du jour?

Le Crabe Jaune me fait réaliser 5 éléments qui rendent une brosse inévitable, en tournée 


1) Un open bar dans une microbrasserie 

2) Une source de fort légitime 

3) 3 filles pour 1 garçon dans la place

4) Un bar qui garde ses portes ouvertes jusqu'au lever du soleil (et qui sert de la bière encore)

5) Un/une proprio plus sur le party que toi 


Quoi dire de plus? On peut facilement s'imaginer le scénario de notre soirée. Gin, cigarettes, paninis, Elliott Brood, 20 cafés, Motel Parasol, jolies filles, lever de soleil sur la rivière Saguenay, Howlin' Wolf, Dave qui se sert (encore) de la bière on tap, souvenirs d'enfance de Domino. 


On se tape un 4-5 heures de route vers Trois-Rivières pour un concert dans le cadre du Festivoix. Pouvez-vous croire que « CCR » (sans aucun de Fogerthy) jouait hier à ce festival? Un est mort, et l'autre a su où s'arrêter pour ne pas être un « has-been ». Je pourrais lui donner le numéro de quelques-uns de mes amis rockabilly montréalais, pour leur faire comprendre... 


Dead Duke 

samedi 27 juin 2009

Tadou-dli-dou


Première expérience de concert dans une Auberge Jeunesse: spéciale. On a joué sur le balcon/stage extérieur de la place, devant beaucoup de locaux et de touristes. On a bien soupé (on devait faire notre vaisselle durant notre soundcheck...) mais j'avais de la difficulté à me procurer mon dessert. J'arrive à table, on me pique ma fourchette. Je retourne dans la cuisine prendre une fourchette, et durant ce temps quelqu'un prend ma tarte... je retourne donc chercher de la tarte, et en revenant, il n'y a plus de café. Je me promène, à la recherche de café, mais quelqu'un d'autre a pris ma tasse durant ma quête. Je re-retourne à la cuisine chercher une autre tasse, mais malheur, il n'y a plus de café dans la cafetière, à mon retour. Je dois donc me lever et aller à la cuisine préparer du café, mais une employée prépare du thé. Après une jasette avec elle, j'arrive à faire du café et manger de la tarte. Joie. Bien méritée. 


Le concert est agréable, mais une vieille femme de la place nous paye des shooters sans cesse (on débat encore si c'était des Stingers ou non...) et nous crie des obscénités sexuelles. Ça détend l'atmosphère. Avant d'apprendre le décès de Michel-Jackson sur stage et de faire quelques blagues déplacées. Mona la barmaid nous nourrit d'alcool (le bar ferme à 23h donc il faut faire vite) avant la fin de notre set, qui se déroule dans la brume du fleuve. Rafraîchissant. 


On finit la soirée à coup de 50, sous la pluie de Tadoussac. Une superbe idée nous frappe à 1h30: la douche. À moitié sur la brosse, Dom, Frank, Dave et moi nous rendons au sous-sol pour une session de chants grégoriens sur du Outkast. Oui, monsieur. Nous dormons dans des bunk-beds (army style, pour Falcon) et déjeunons au soleil. Nous décidons de laisser faire la croisière de baleines de 3h (ridicule pour notre horaire de tournée...), ce sera pour la prochaine fois. 


Je décide de conduire pour aller au Lac St-Jean, étant donné la superbe route. Tout le monde dort pas mal, mais la route me tient en vie. Arrivée sous un chaud soleil à St-Gédéon, sur le bord du Lac. Concert semi-acoustique dans une microbrasserie faisant de l'excellente bière, et nous enlignons les pintes vides jusqu'au last call. J'en profite pour parler avec le drummeur des Psycho Riders (un de mes bands préférés) qui est originaire du Lac, et en vacances pour 3 jours. On jase de l'industrie, des nouveaux albums, de la Bête Rouge et de la scène montréalaise. On load ensuite la van, et rendez-vous sur le bord du Lac St-Jean pour vin, bières et baignade è 3h du mat. Dave, Domino et moi regardons nos compagnons se lancer dans l'eau chaude en compagnie de quelques demoiselles du coin. C'est au son du Bal Masqué que le soleil commence à se lever sur le lac, et on s'attaque à nos lits du motel Rustikd d'Alma, derrière le bar de danseuses Casino. 


Nous rentrons présentement dans Chicoutimi pour notre première apparition au Saguenay. Je suis au point de la tournée que la van est vraiment ma maison, que la bouffe est 2 repas sur 3 trop grasse et que les fruits me manquent. Les shows sont de plus en plus bien faits et sonnent de mieux en mieux. Les villes se ressemblent et la crème glacée est un réel réconfort... 


Jul


jeudi 25 juin 2009

L'Autre St-Jean (de Tracteur Jack)

Je suis présentement sur le traversier en direction de Tadoussac. On a quitté l'Outaouais à 10h ce matin (suite à 4h de sommeil...) et il faisait 31. Ici, j'ai l'impression qu'il fait 12, et il est 19h. Calcul rapide: beaucoup de route, peu de sommeil. Domino m'indique en ce moment qu'il y a un cadavre d'orignal mort qui flotte dans l'eau. Frank et Phil disent du bois...


La St-Jean au Petit Chicago (23 et 24) a été très réussie: plus de 250 personnes se sont pointées au total. Beaucoup d'amis et de visages autres, ça fait un bon équilibre. Le Petit Chic a resserré ses règlements sur les heures de glandage après 2h du mat, difficile à croire que dans les autres villes, ils gardaient souvent les bars ouverts (trop) tard après la fermeture pour boire avec nous. Tout de même, on a fait le tour de quelques partys après et on s'est ramassés à la plage Moussette à 5h pour voir le soleil se lever sur la rivière. 


On a passé le 24 en Ontario pour faire des changements d'huile pour la van. Happy St-John Baptiste. Le concert était un peu plus tranquille au début mais ça a débloqué vers 1h. On a donc fini de jouer à 1h56. Bonsoir Gatineau, on se revoit pour des festivals à l'automne. Rentrés à 3h, on a fait du lavage et Phil mangeait de la pizza. Yé. 


Jul

lundi 22 juin 2009

La ST-JEAN d'OSCAR B.!

En quelques mots, l'expérience de St-Jean-sur-Richelieu a eu quelques points positifs. Chiller avec la familia, Jack & Joe Burns et PUGIN. Sinon, vide. Et décrisse. Ça arrive, mais pas les samedis d'habitude. J'aime toujours jouer dans cette ville pour aller manger du chinois gras avant le set. Et la deal de bière a changée, on nous abreuvait de Molson Ex...

= soirée sobre pour moi. On pratique à côté de l'usine de Molson, et l'odeur de la Ex est juste trop absurde et mauvaises. J'aime pas le lait ni la Molson Ex, c'est juste comme ça. 

Et la St-Jean des Foufs, WOW! Gratuit, dimanche, Vilain Pingouin. Ça a donné 350 personnes en avant de nos habits de squelettes non-lavés depuis la tournée. BBQ au nouvel appart de Jo-C/Do/Alix pour se réchauffer, chillin' avec Bonne Journée! qui ont fait un set débile, et saute sur le stage (encore sobre) pour un de nos meilleurs sets depuis des lunes & Godlalune. Y'a des shows comme ça (FOÉ, Grand CRIC, Rockfest 2008) où tout va bien, tout le monde est réceptif et de bonne humeur. Et pas trop scrap. Et j'aime ça. 

Le (ou les) Vilian Pingouin ont joué leurs classiques devant une foule de nostalgiques, c'était assez crampant. On a bu quelques dernières bières avec BJ! en se disant qu'on rejouait ensemble dans les prochains mois. Et c'est vrai. Le Monde Dans Le Feu nous a fait 2 raps a cappella avant qu'on aille se coucher. 

Bonjour soleil de Montréal, et quelle excellente nuit ce fut. Réveil dans l'après-midi, ramasse Phil, je passe 4 minutes chez moi et avec un sandwich vietnamien, nous nous attaquons à la 40/417 pour la 213e fois de l'existence des 2 bands. On écoute Wayne's World dans la van, on arrête boire du Arizona et chiller à Maxville sur le toit de la van. Et il fait soleil comme jamais. Excellente ride. On pratique ce soir pour les shows du Jack des 23/24. St-Jean à Gatineau, rien de plus beau.  

J

dimanche 21 juin 2009

Off 2

Deuxième journée de congé de la tournée, bilan de 8 shows en 10 jours et repos. On trouve ça obscur d'avoir un vendredi off, mais on ne s'en plaint pas! J'ai passé la journée me remettre de Montebello et à faire de la promo pour les concerts de la St-Jean, avec Dave. On a soupé tranquillo et puis on avait une chaude soirée au programme. Un seul endroit: le Petit Chicago. La musique a un peu changé le vendredi soir depuis mon départ du 819, et c'est une nette amélioration. Quand même, on a plutôt profité des vieux potes et de la table de baby foot. 


On a réussi aujourd'hui (samedi) à voir le set de Yesterday's Ring au Rockfest. Très drôle comme ambiance: pensons à cette crowd d'une moyenne d'âge de 16 ans, à 14h de l'après-midi, qui trippe sur Maiden, Metallica, et le rien qui réside entre les deux. Sur un terrain de balle. Devant un band de folk-punk. Juste avant un autre band Hardcore-Gatineau-Power, Aarsen. Toujours est-il qu'ils étaient salement tight. Le Rockfest était beaucoup mieux organisé cette année, il y avait deux vrais stages. C'était encore vide, mais je crois qu'Anonymus & cie vont remplir le champ-centre. Le line-up très hardcore va plaire à cette foule. Peut-être plus que nos blues & country acoustique du jeudi soir. 


On vient aussi d'écraser une canne et son bébé à Lachute, moins satisfaisant comme expérience. Assez drôle parce que notre Tenderboy a une affection particulière pour les oiseaux. Au moins, on a scoré du fromage Oka à 1$ le morceau. Repas de tournée = humus & fromage = 3,52$. Ce soir, PUGIN fait notre première partie, j'ai vraiment hâte. Ce sera peut-être même familial, le frère et la soeur parlaient de venir à St-Jean-sur-Richelieu. Café le Flore, open bar and long nights on the Richelieu. Groovy. 


J  

vendredi 19 juin 2009

Chivas Christ Superstar!

Mercredi soir. Montréal. On est en mode tournée, il est donc difficile de voir tous nos potes du 514 pour un petit 12h... je me sens étrange dans mon appartement, mais ça passe. Franco veut que je lui redonne son oreiller et ses pantalons. Je lui donne mes pantalons, il ne s'en rend pas compte, au moins. Et puis concert très tranquille, trop tranquille. Pas de place sur le stage, problèmes techniques, mini manque de tightness. On doit dealer avec ça, quoi. Point positif: on score du Jameson, that's alright mama. 

Jeudi pluvieux. On ramasse Olivier Houde à Montréal, Jésus que ça fait du bien de le revoir enfin. On rattrape du temps perdu (nouvel appart, clic ton band, aventures) et puis on est 6 dans la van, avec 1 guitare de plus et un Rubbermaid de merch de plus. Trafic mortel sur le 15, sous la pluie. Domino tente d'étudier pour son examen d'aujourd'hui (à Québec...) et de notre côté, on joue à des jeux bidons. 

Arrivée à Montebello, il est environ 19h30. On rentre nos trucs dans ce bar de motards et de matantes. Turbo-dèg. Par le temps qu'on s'installe, que les gars jouent au ping-pong et qu'on soundcheck, il est passé 21h. « Les p'tits gars, la ville ferme à 9h ». Fuck. Fuck. Fuck. On a pas soupé. On fait le tour (de la seule rue) de la ville. Fermé. Fermé. Fermé. On roule 15 minutes pour aller à la Canadienne. Fermée. Fermée. Fermée. On retrourne un autre 20 vers Papineauville, yé. Une place de pizza ouverte. Et si vous arrêtez manger à Papineauville, prenez la pizza mexicaine. Chili, Géricault! Quelle surprise en attendant, McDougy, MC et Gab Lemaire arrivent, bouteille de Crown et bières en main. Bonnes nouvelles, bonne soirée. 

On arrive au bar, chauds, pleins de pizza. On nous annonce qu'on a le bar open: tout l'alcool qu'on veut jusqu'à 3h du mat. Bonnes nouvelles, bonne soirée! Le show est 100% acoustique (même pas de micros!) et on fait le Oscar-Jack: toutes les tounes à 5! Ça tombe dans les poubelles, oui messieur. Encore debout sur les tables à chanter Stand By Me. Hé hé. On chante coeur de loup avec McDougy-Dog en chest après le show, sur la terrasse. Dave se chicane avec la barmaid (ex-chauffeur d'autobus) pour une question de tip, et la soirée se finit sur le bord de la 148. Miam miam. On part de Montebello pour Gatineau à 3h30, et on arrive à Gat vers 4h30 du matin. BONJOOUR SOLEIL DE GATINEAU! 

Moi et les concert de la Petite-Nation, c'est une grande histoire d'amour. Réciproque. On a kické off l'ouverture du Rockfest, on laisse place à Deadly Apples samedi. On va essayer de passer voir Yesterd, aussi. 

Chivas Christ, we like. 

Jul

mercredi 17 juin 2009

Call Me, Poupée

Hier était notre deuxième et dernier soir avec Call Me Poupée. Nous sommes arrivés à Québec pour une classique et parfaite journée ensoleillée dans le Vieux: bière, femmes, rock 'n roll au rendez-vous. 


Le déjeuner mexicain de Drummond était très réussi, ce qui a bien démarré notre super journée. Le concert s'est très bien passé, encore une fois une foule surprenante pour un mardi soir. Dom Flacon et moi avons profité d'un 2 pour 1 sur la crème glacée à une chocolaterie... la crème glacée devient quotidienne et rituelle de mon côté, vous connaissez bien mes obsessions quand même! 


Show très tight, soirée chaude et entre potes sur St-Jean, on finit ça au Ashton. Difficile de garder bonnes habitudes sur la route, mais pour une galvaude, on peut tout faire. Déjeuner à 13h, départ pour Montréal. J'aurai le temps de laver 2 ou 3 chemises, souhaitons-le! La 20 n'a jamais paru aussi belle qu'en ce moment, à mes yeux. Je suis à la chasse d'un bar laitier, Tenderboy me propose présentement de virer une brosse (et il est au volant), François est DJ (il met du White Stripes une chanson sur deux), Falcon et Phil dorment, collés, en chest. Je suis loin des bancs de l'Université de Montréal, hombre... 


Jul

mardi 16 juin 2009

Ghost Town

Après une journée de congé se finissant au scotch whisky sur les balcons de l'Université Laval, le lundi s'annonce assez tranquille, en route vers Sherbrooke. En traversant le pont Pierre-Laporte, des clous se mettent à tomber sur la van et en tentant de fermer les fenêtres, on se rend compte que le système électrique ne fonctionne plus... Tout revient en place à un truckstop, 30 minutes après, et nous arrivons à Sherbie avec une heure d'avance. Et les 2 autres groupes arrivent 1 heure et demi en retard. Le Téléphone Rouge est salement satisfaisant comme bar, et Call Me Poupée et Hank & Lily sont excessivement sympathiques. Le public est petit mais surprenant pour un lundi pluvieux dans cette ville fantôme. 

Éric & Alexe de la Bête Rouge, qui organisent les 3 concerts, nous suivrons cette semaine. La Bête Rouge était la compagnie de booking des Alley Dukes durant les dernières flammes (avant les 1,2,3 comebacks des Dukes...) et qui booke Oscar B./Le Jack à Montréal. Des gens professionnels et sympas. 

Nous retournons à Drummond passer la nuit dans une maison vide, et nous voilà au « centre-ville » de D-ville, attendant notre déjeuner mexicain. Ils ne semblent pas aussi convaincants que ceux de Toronto ou Guelph, mais cheers pour l'effort! Ça s'en vient... 

Lundi tranquille à Sherbrooke, je crois avoir de bonnes surprises pour Québec ce soir. Prise 2 

Julio 
(tanné de la tournée, préfère maintenant la secouer...)

lundi 15 juin 2009

NB Bébé


Nous sommes présentement entre Edmundston et Québec, en journée de congé bien méritée. Je saute d'un film de Woody Allen sur mon ordinateur à une vue malade sur le fleuve. Quelle aventure ce fut ce 24h au Nouveau-Brunswick. Mettons une chose au clair tout de suite, les gens ont été très sympathiques et surtout jolies... 


Arrivée au Nouveau-Brunswick en fin d'après-midi. Nous rejoignons Pugin (qui fait quelques premières parties lors de la tournée) et nous buvons cafés et limonade à la rhubarbe, miam. Tout commence bien. Le concert devait avoir lieu au Café Lotus Bleu mais se transfère au bar Le Deck, à notre grand bonheur. Ce que ça veut dire? Plus de gens, plus de bière, concert plus tard, plus d'énergie. Pugin offre une show très apprécié du public et de nous tous, vers 22h. Excellentes chansons au rendez-vous, quelques covers très bien adaptés.  


Frank et moi avons maintenant une tradition. La plupart des bars payent la bière (souvent beaucoup), mais rarement d'autre alcool. Nous avons donc comme mission personnelle de scorer un scotch et/ou whisky par show. 10/10 hier, on embarque sur le stage à 23h30, verres de scotch à la main. Un autre show enflammé, gens de tous âges ont l'air (agréablement) surpris de voir une bande de québécois foutre le party dans la place. Et party ce fut. Les buckets de Moosehead se vident, on embarque sur les tables, Frank tombe du drum dans la foule (sans arrêter de jouer.) La stimulation du Jack est toujours élevée quand au moins 60% du public est féminin, hier c'était 90. Ça finit bien, les gens se rivent autour de Dave à la table de merch (meilleure soirée à ce niveau!) et trois personnes différentes viennent me voir pour booker le Jack dans d'autres villes du NB. Ça finit à 2h30 sur le stage avec du Lapointe sur la guitare de Pugin. Amen. 


Et la meilleure partie de tout ça? Le propriétaire du Deck nous a loué un Bed & Breakfast  pour y passer la nuit. La charmante Sylvie, à qui appartient le b&b, capote littéralement sur le concert. Elle nous invite à prendre notre temps et continuer à fêter. Elle retourne avant la fermeture du bar et à 3h30, une table pleine de « toasts dorées », fruits, jus et sirop d'érable nous attend à l'auberge « Au Chalet ». Que demander de mieux? Ça se finit un peu dans la brume de mon bord, je me souviens que Liar Liar joue dans la chambre à Pugin, Jean-Pierre (le pote de Vugin) et moi. Sylvie étire nos heures à l'auberge, je me lève en début d'après-midi. Balcon, ambiance chalet, vue sur l'eau et grosse journée ensoleillée. Bonjour Edmundston! Le Café Lotus Bleu nous paye le dîner dans leur nouvelle succursale au Jardin Botanique de la ville. Meilleur après-midi! Il y a de la bouffe bio mexicaine, une exposition d'oiseaux rares et de papillons, des chutes, des fleurs et du thé glacé à la rhubarbe. On joue un peu à la balle, et nous revoilà reparti pour passer la nuit à Québec. Next stop, Sherbrooke. 


Jul

samedi 13 juin 2009

Riki-ik-iki-ik, oh oui




Après un premier arrêt réussi à Québec, réveil tôt le vendredi pour déjeuner chez Karine. Dave, Phil et moi réussissons à faire sauter le fusible du four pour retarder la journée. Champions... 

Il fait toujours gris dans l'est, et il pleut même sur notre van trouée. Tout le monde dort sauf Dave et moi, et c'est la journée la plus folk de tous les temps. Champs, fleuve, température grise, villages, rock 'n roll. On trouve la micro sans difficulté, grosse comme le Où? Quoi! et Frank et moi montons le kit de son. Souper take-out sur le bord du fleuve, Dave et moi partons à la recherche d'un « motel » (pas un môtel comme on dit si bien) et d'une crème à la glace. Missions accomplies. Dom et Frank font un pré-set acoustique le temps que les gens arrivent et la soirée s'annonce très bien. La deal d'alcool pour nous lors du premier anniversaire de la Microbrasserie Le Bien le Malt? « Prenez tout ce que vosu voulez »... all right, take it easy. On joue terriblement longtemps, 3 sets en tout. Blagues de bon goût et de moins bon goût, on se lève sur les tables et sur le bar (qui est en feu). Un staff encore une fois merveilleux et très ambitieux, on aime ça.  Ça finit avec du Eagle Eye Cherry à la planche, and my life is good. Plusieurs scotchs jeunes mais très vanille/fruit, Frank White et moi sommes très heureux, et un peu scrap. Les brosses sont rares mais meilleures. No bourbon, 2 scotch, 6 beers.  

Julio

jeudi 11 juin 2009

Les bons comptes font les bons amis

La tournée enfin en route, nous glandons un peu dans Lévis à la recherche de la Microbrasserie le Corsaire. Nous faisons le load-in rapidement, et je me rends compte que mon (excellent) karma a encore oeuvré en brisant un morceau de mon cabinet de basse. Je vous épargne en détails. Après avoir vissé, dévissé, revissé, il reste que l'ampli est fragile et non-réparé. Festival de bières artisanales, choucroute, nachos & pizzas au saumon fumé. Et puis arrêt chez Métro pour cerises & pommes, et commence l'attente. 


Mercredi soir pluvieux à Lévis, à quoi doit-on s'attendre? On commence le set relax vers 21h15, et puis quelques gens arrivent. Une meute de touristes albertains dansenet  comme des papillons au son du Jack, wow. Le bar reste relativement vide, mais le public est très réceptif. Nous jouons un bon 1h30, quand même! On chill avec le staff, qui est très très sympathique et qui sont aussi décus du turn-out que nous (pour les pourbroires, peut-être.) Ils tentent de nous acheter des chandails (leur tip = finalement un chandail, à leur grand bonheur.) La propriétaire m'amène dans le bureau, très satisfaite du show mais un peu triste de nous remettre notre cachet à perte. Au moins, c'est une femme de parole. Elle me remet le tout et nous invite à boire plus sur le bras de la Micro et à revenir à l'automne. Certainement, je lui répond sincèrement. Départ vers 1h, guacamole chez Karine, et dodo, enfin. Ma première nuit de sommeil à tête reposée, sans trop d'alcool dans le sang. 


Rével à 10h, quelques chansons en sous-vêtements sur le balcon avec Dominic a.k.a Cpt Flacon, et journée de préparatifs de dernière minute. Arrêt chez CAA et pharmacie, impression de documents, déjeuner chez Zellers avec Phil et Dave. Ensuite, Canadian Tire, achat et changement de batterie de van, et soundcheck au Cercle à Québec, Le Voir fait 3 fois mentions du Jack dans l'édition de cette semaine, mission accomplie Cpt Falcon. Merveilleuse salle de show, nous buvons plusieurs cafés sur la terrasse et avons une bonne heure pour jaser avec les gens des Disques Nomade (qui organisent le spectacle de ce soir.) Préparation de couscous en vitesse à l'Université Laval, nous voilà en train d'assembler les EP promotionnels dans la van, au beau milieu du quartier St-Rock ('n roll). Tout le monde est motivé, les femmes de Québec sont toujours aussi croquantes, et le rock 'n roll manouche est meilleur de show en show. Notorious BIG est toujours aussi inspirant. 


Johnny Two Hats

26 villes - 33 jours - 2 bands

... et le verdict de la van. Elle est prête, suite à 1500$ de plus de dommages. Gordon nous a trahit, et oui. Un délai de 5 jours, en plus!


... et le verdict de la contrebasse. Franco et moi l'avons apporté lundi soir, suite à une soupe thai bien méritée. Panta le luthier (I shit you not, c'est son nom!) a fait un 2e miracle sur l'instrument en 4 mois. Le tout, fait en moins de 36 heures pour un prix très très gentil. Je l'appelais « Alta », mais là j'ai bien appris son nom. Merci, monsieur Panta. 


Voilà donc que dans cette frénésie de van, contrebasse, nouveaux t-shirts du Crabe Jaune (qui sont géniaux!) , jam de dernière minute et promo de dernière minute, nous sommes partis. On a eu un bon briefing à 1h du mat avec Tenderboy au Roi du Smoke Meat, autour d'un bonne pizza smoke meat. Réveil ce matin en vitesse, c'est le temps de pacter 5 jours de vêtements (pour 30 jours de tournée), les gants de baseball, des films, 2 chemises de show, 1 déo, 1 brosse à dents, et de laisser toute la vaisselle sale dans la cuisine, merde. Booste la van ce matin, ramasse Phil, droppe la voiture de Dave à Drummond. On est dans la van, au son de Hank Williams et Motely Crue. L'été arrive, sans doute. 


Johnny Two-Hats 

(ou Julien)

dimanche 7 juin 2009

Des festivals en Outaouais...

Et quelle semaine ce fut, hombre. 

Beaucoup de positif, beaucoup de négatif. Comme dirait le roi François Leblanc, les choses se passent, t'entends...

1) Lundi à Papi à Montréal = ?! Très cool de jouer avec Alambik et FLAT, Vert de gris étant une excellente surprise. Papillon, un homme trash qui se fait couper les cheveux à 3h du mat sur la brosse, avec des ciseaux dans le bar. Oli a battu Éric Lapointe au pool. Tout le monde a trop bu de Gin avant le show. Arrive notre set à 1h30 du matin, quelle fiesta pour un lundi. Ça finit au St-Viateur Bagel à 3h30 et au marché Jean-Talon, bonjour soleil. 

2) Mardi à jeudi = pause? Non. Beaucoup de pain sur la planche pour le Crabe Jaune, la van, les jams, le booking. Score un show à Rouyn pour octobre, booke d'autres festivals et après des ballades nocturnes, le reste du Jack arrive à Montréal. Phil est toujours en train de récupérer, mais travaille toujours sur les vidéos. Nouvelles tounes géniales pour la tournée, un peu de business, un peu de jam, pichets aux Foufs et Mario Kart avec Karine pour continuer les traditions. 

3) Vendredi (treize) cinq juin = cauchemar. Glandage, glandage, glandage à Montréal. On attend la van qui se fait retaper au garage, je fais des moules pour dîner pour ne pas perdre la boule... Gordon nous laisse tomber, elle n'est pas prête. 18h, on est foutus dans Rosemont. Le show au CÉGEP de l'Outaouais est à 22h, on a pas de van, le stock est au local et on a pas mangé. Première expérience de Bixi dans la ville à la recherche d'une van à louer. Rien rien rien! On prend une mini-mini-fourgonette pour 400$ (ouch) sur la carte de crédit de Franco Villeneuve (parce que le dépôt du Bixi a loadé la mienne...) et on pacte express vitesse au local. 20h, nous voilà sur la gran'-route. Tout le monde est tassé mais soulagé (sauf les organisateur de l'Interco au CÉGEP) et chante du Joe Dassin & autres succès pertinents. Arrivée au CÉGEP: 21h55. On monte le stage en deux temps, trois mouvements MAIS l'enfer nous suit toujours: trou ? fissures dans la contre-basse. Panique dans mes shorts, encore! Le show est très étrange, on est claqués, le son = la fesse et puis les gens sont semi-motivés. Reste qu'on vend plein de merch et d'albums et que beaucoup de gens viennent nous voir après le show. Mission accomplie, la paye est bonne et la bière encore meilleure. On trash notre vie jusqu'à 2h du mat au CÉGEP, on chill avec Lyne, Audrey et la crew du Houdini de Rosemont. Fin de brosse au fort chez la madre, avec Jo, Franco et Marie. J'ai dit que Papi était trash? Marie me coupe les cheveux à 4h du mat, dans la cuisine. Bonjour soleil, encore. 

4) Samedi = gé-nial! On traverse la Petite-Nation à la recherche du Grand CRIC 2009. On se perd (évidemment), Frano mange de la poutine sauce jaune à Chénéville et nous faisons le tour du Lac Simon. On trouve le spot une heure en retard, on monte notre stock dans un chalet de 140 places, j'aperçois des trous et des fentes 2 fois plus grosses dans la contre-basse, et nous faisons un soundcheck de 1h, dans le chalet où les gens doivent souper. On se fait manger par les mouches avant de manger, on soupe avec tous ces beaux gens (souper rustique et gourmet du terroire, gé-ni-al!) et on mange de la croustade framboises-rubarbe et buvant du café. Surprise surprise, McDougy-dog fait son apparition à Duhamel. Coucher de soleil sur le Lac Simon, GODLALUNE offrent la meilleure première partie ever, et je répète avant de monter sur le stage à 22h: « Les boys, ça se peut que la contre-B casse en deux pendant le set. Peu importe ce qui arrive, on continue à jouer.» On rocke la place comme jamais, le public danse et on adapte notre set: Paquetville, Noir Silence (ou Noir Désir?), Ouananiche, Elvis, et tous nos autres classiques. On vend plein plein de merch à des trentenaires chauds, on signe une dizaine de posters et puis on se fait remettre beaucoup trop de bière. Prochaine étape: party de chalet, sur le bord de l'eau. McDoug te rocke ça à la guit sur le bord du feu, on a un chalet payé super luxe et puis ça finit dans les poubelles, comme d'habitude. Jo-C se défonce et m'attaque avec un cadre à 4h du matin, McDoug essaye de faire la paix en boxers, et re-bonjour soleil. 

Chronique d'une fin de semaine mouvementée, désastreuse mais satisfaisante. Le Crabe Jaune part dans trois jours, on va trouver un moyen de scorer une contre-basse. Et la van? Je n'en sais rien encore...

Jul

dimanche 31 mai 2009

Petit Chicago, encore

Et oui, la route fut longue entre Thetford et Gatineau mais le pit-stop au IKEA de la Rive-Sud en a valu la peine, pour des hot-dogies-dog sur la Rive-Sud et mettre le bordel dans un magasin, le samedi. Arrivée au Petit Chicago à 18h, avec pizza et sangria... que Dieu bénisse cet endroit. Petit soundcheck, retrouvailles avec Jo-C, épicerie et fajitas chez la madre. Quelques drinks pour réchauffer la soirée, on arrive au début du set des Pipelines. Le PC était beaucoup plus plein que ce qu'on croyait (1oo entrées) et c'était vraiment la perle de la fin de semaine. Et le meilleur show des B sous ce toit depuis belle lurette. Beaucoup de bonnes surprises et de gens que je ne croyais pas voir, la soirée tombe évidemment dans les poubelles à 2h. Fermeture, on glande avec Dave et puis on fait la route des munchs jusqu'à Aylmer/Plateau. Miam miam, blackout, bonsoir Gatineau. Il est 15h30 et Phil dort encore. Levée du corps pour s'en remettre sur la terrasse du 4 Jeudis, sticky-icky-icky-icky oh oui. 

Jul  

samedi 30 mai 2009

Après 2 shows

Ça démarre tranquillement pas vite, sous la pluie peu importe où on va. Montréal était vraiment satisfaisant comme set: le set était tight, il faisait excessivement chaud, et y'avait des superbes gonzesses qu'on avait pas vu depuis longtemps. 

Van = excellente condition. On l'a testée sur les routes des Chaudière-Appalaches, et ça roule, évidemment. Après une heure sur Papineau à écouter du beat et un boostage de batterie de van (on apprend encore à la connaître...), on est arrivés à Thetford, ville de la Mine. Carl LE PUNK nous a trop bien reçu, après nous avoir pacté à la Coors Light (est-ce vraiment possible?). On a joué à 1h (heure à laquelle le spécial 2 bières pour 3$ terminait...) un peu trop dans les vidanges, devant une crowd plutôt tannée d'être là depuis 21h et qui n'a plus accès à des spéciaux de bières. Tout de même, j'ai pu me libérer de ma contre-B pour un cover d'Elvis (merci Carl) et j'ai pas, du haut d'un bass-drum semi-en-équilibre, asperger Phil de bière durant la toune. C'était ma vengeance suite au crachat de bière de Phil sur moi. Et d'autre bière lancée sur Thibe. Bière bière bière lancée partout, merci Thet-feurd. 

On a fini ça avec une ride de van mouvementée, d'autrebière maison dans un sous-sol et de la pizza jusqu'à 5h du mat. Levé du corps: 9h40, et Tenderboy croyait qu'on était dans le retard... Déjeuner sucré à Plessisville, 6h de route, Vieux-Hull ce soir. 

Phil & Jul

jeudi 28 mai 2009

« Ce soir à minuit... »

- Comment t'as passé ton mercredi pluvieux, hier ? 

-Assez moyen, je vais t'avouer. Mais assez tordant quand même... Mon père m'a souvent dit (encore une fois) que ce qui pouvait séparer des chums et de la famille de toi, c'est les questions de bling-bling money-money. Je pensais à ça en ré-écoutant du D.R.E hier à Châteauguay. Un jour avant la tournée d'été, les plans de véhicules ont changé, disons. Phil et moi avons passé notre journée à trouver un lieu sketch de la Rive-Sud (y'a-t-il autre chose que des lieux sketchs sur la Rive-Sud?) avec Dave Tenderboy (ou Tha TJ Roadie) et Simon de Drummond, à la recherche d'une van. On a été servi: 1992 Ford Club-Wagon, grise et pleine de rouille, 255 000 km. Oui, messieur. 

Pour l'instant tout se passe bien: on a fait CastleHomosexual-Montréal en un morceau, on est allés au lancement de LE NOMBRE au Divan hier soir (wow, encore) et j'ai acheté les assurances... mais reste que notre champion-mécanicien Gordon est présentement en train de voir si elle a un cancer ou non. Est-ce un risque d'acheter une vieille-van-qui-pète-au-vent sans la connaître? À 900$ cash dans une cuisine des caraibes avec des aquariums dans les tables, non. D'aillers, l'hombre en question essayait de vendre l'aquarium à Tenderboy! Reste plus qu'à la plaquer et dépenser nos garanties dans les réparations (et le merch, et nos dettes). 

Mais les côtés « plus meilleurs » de la journée étaient la constatation que notre album se vend 10 balles sur iTunes et à un prix quelconque en magasins + que maître Philippe Pinard a sorti la vidéo-promo qui est d'ailleurs DÉBILE! J'attends qu'il se réveille pour qu'on la mette en ligne ici... 

Je capote un peu pour ce que Gordon (pas Bombay, mais Gordon seulement) va me dire: « You got a really good deal », ou sinon « Those guys sold you a navet ». Peu importe, on sort des nouveaux chandails, on lance l'album ce soir, on a un 4 shows en 5 soirs et puis on joue à l'ESCO ce soir. Fuckin' hey hey hey. 

Crâze B ou M to the O

jeudi 21 mai 2009

St-Jean intéressante en perspective...

Ajout assez drôle à l'horaire de tournée! Oscar B. fera la première partie de Vilain Pingouin pour le party de St-Jean (gratuit) des Foufounes Électriques, le dimanche 21 juin. Ça s'annonce assez chaud comme Fête nationale, avec les deux concerts à Gatineau du Jack, les 23 et 24 juin au Petit Chicago. Eux aussi gratos, on veut que vous puissiez investir dans votre brosse ... Ça va brûler, hombre!


mercredi 20 mai 2009

À une semaine de la tournée d'été...

Notre ami Étienne Brown nous stimule-t-il autant? 

Philippe (Pimpin'ard) et moi avons décidé d'utiliser ce blog pour vous tenir au courant de nos déplacements lors des tournées de nos groupes, Oscar B. & Tracteur Jack, même si vous n'avez pas Facebook (ou Hatebook). Il est parfois difficile de tenir tout le monde au courant de ce qui se passe entre nos ghettos d'Outremont et de Rosemont... 

Idées, liens, situations géographiques, histoires, humeurs... je ne sais pas exactement de quoi ça aura l'air, mais il va y avoir beaucoup de funk et de soleil. Familles, lisez-nous sans gêne! Nous rédigerons aussi sans gêne, d'abord.  

En gros: du 28 mai au 13 juillet, nous prendrons part à près de 35 concerts entre Niagara Falls et le Nouveau-Brunswick, oui messieur. L'album La Mort aux Trousses sera en magasin le 26, nous ferons des concerts dans nos bars favoris (Petit Chicago et Café Le Flore), des festivals (Interco de cinéma, Grand CRIC, Festi-Voix de Trois-Ri, HotRod Hootenanny, la St-Jean, etc.) et nous allons enfin pouvoir passer plus que 32 heures straight avec Domino et Frank. Oui messieur! 

À bientôt, 
Julien