samedi 21 novembre 2009

Val d'Or

Tu sais que ton invasion part mal lorsque le premier où tu joues n'ouvre pas ses portes, sans rien te dire. Tu sais que ça va mal quand tu dois quêter de l'argent pour t'acheter un pogo pour remonter ton moral. Val d'or, what the fuck? Tu savais que j'avais hâte de te voir...


On est donc dans le trou de 500 balles en partant, bateau! On décide donc d'utiliser notre plan B de tournée: une caisse de canettes, on joue à « J'ai jamais x sur la route, vers la prochaine étape. Fuck it, on y va. On traverse jusqu'à Rouyn en apprenant beaucoup de choses à propos de chacun d'entre nous… on prend un motel, achète une 24 et on va rejoindre des amies au Cabaret de la Dernière Chance (où on joue samedi…). La soirée passe bien, on déconne au motel, on relaxe et puis, quelques parties de pool et un jam dans la derrière du Cab.


Bonne nuit, pour vrai, une des rares. On se lève et on boit 8 cafés chaque au cours d'un déjeuner qui dure plus de deux heures, et on se rend à… un autre café de Rouyn. Journée pluvieuse des plus satisfaisantes. Dom et moi faisons des devoirs. Les autres jouent à des jeux de sociétés dans un excellent café-bar de Rouyn, j'oublie le nom.


Là, on est à La Sarre. Montréal vient de gagner une méchante game. On a trois chambres ce soir, j'en profite pour prendre un bain en écoutant Ramblin' Jack. Oué. Vivement la tournée. Les gars collent nos Cds à la DIY, en finissant le Black Label de hier. On joue le même soir que Yann Perreau à La Sarre… ?? Il est supposé venir après son show (qui doit maintenant tirer à sa fin). Je m'habille, on y va, je pense. 2e chance pour l'Abi-Témi.


Jul

mardi 17 novembre 2009

Up & Down : Sex Party de Montréal

…finalement, le tout s'est avéré trash jeudi soir. Arrivée à Gatineau, bière dans le Vieux-Hull, voyage à Buckingham, un John Lee Hooker (One Bourbon, One Scotch, One Beer) au Petit Chicago, durant une soirée Latino! Wildcat et moi fermons le bar trop tard, et les autres clichés-rock embarquent. Casino, resto à 5h du mat, etc.


Grosse journée en perspective, on arrive à vivre même si Wildcat travaille à 10h… On pacte tout tout tout, on ramasse Machine Gun à Orléans, et la nuit tombe sur la 417, dans la circulation, au son de Total Eclipse of the Heart. Je crois qu'il est nécessaire de signaler que le camion qu'on utilise n'a qu'une radio - pas de cassettes, pas de CDs, pas de mp3, pas de 8track.


Les colocs préparent un ass-kickin' curry de champions pour un bon show, contre des places sur la guestlist. Je me demande comment les Chaises Rouges se retrouvent avec nous sur ce bill du CCF, mais ils tardent à commencer, donnent un set moyen et n'intéressent visiblement personne dans le bar. C'est un vendredi 13 obscur, le coin St-Denis/Mt-Royal est trop tranquille. On finit par jouer à minuit pile, mais les gens commencent à arriver à 12h30… j'me sens terriblement à Toronto. Thierry gère ça comme-il-le-faut-à-la-mode-de-chez-nous. Dom casse la glace avec l'accordéon. Le tout se finit à 1h20, on chill avec des jeunes new-yorkaises et la band marxienne se fait entendre à un certain point. On finit ça à la fameuse commune Papineau/Rosemont au goulot du Canadian Club (pas les meilleures conditions ni le meilleur alcool, disons) et finalement à la Ligne Rouge. Ça tombe officiellement dans les poubelles, la soirée est finie.


Quelle bonne idée de pratiquer toute la journée le lendemain, hung-over et crevés. Je vais éviter de divulguer le lieu de nos pratiques maintenant, car on assiste à la préparation d'un « Sex Party » de la communauté montréalaise de quelque déviance sexuelle obscure. Tentes, cages, condoms, matelas, objets fétiches, stage, le paquet y est vraiment. Tout ça, dans le genre de loft-industriel de notre local. C'est comme ça que ça se passe, et j'me sens vraiment old fashion d'être semi-à l'aise. Peu importe. Thierry essaye de créer des liens avec les filles qui organisent la chose, mais il n'a aucune chance, sans transformation sexuelle…


Je replonge dans l'école pour 3 jours avant d'aller envahir l'Abitibi. Si seulement toutes les semaines pouvaient être comme ça…


Dans le iPod: Hooked Up de Jamiroquai

jeudi 12 novembre 2009

La 417 une 417e fois cette année

Wôw! La route du rock reprend bon train. Train tranquille, mais qui accélère. J'écris ceci d'une ride Amigo Express, le temple du 21e siècle des nouvelles rencontres (aussi intense que l'Internet, man). La chauffeur me dit que, par expérience, je devrais lâcher le BAC en cinéma parce que ça donne rien dans la vie. Elle a sûrement raison. En plus, elle a déjà donné une ride à Franco. Je sais pas comment, mais elle sait que le Jack fait des conférences sur Skype. Merci Franco de divulguer cela!


Je suis sur la 417 pour aller chercher le merch (souvent substance de vie pour le Jack), l'ampli à Wildcat (substance de satisfaction pour les oreilles mais douloureux pour le dos), le drum à Thierry Machine Gun Faucher (le nouveau drummeur qui passe au teste demain, substance de stress) et le gros camion qui va ramener ce beau monde/gear là à Montréal. Je fais comme 5h de route pour faire un show sur ma propre rue, bonjour le band à longue distance (encore une fois, pas Longue Distance le band).


Tout ça m'a quand même fait rire, et je déclare ceci: Tracteur Jack, c'est le band de l'Internet. Vraiment. On fait tout là-dessus. On serait rien sans ça. Les conversations, le booking, myspace, nos vidéos promo, le travail de chef d'infographie de Falcon, les chansons brouillons que je reçois au milieu de la nuit. Devenez amis avec François Leblanc sur Facebook si vous voulez, et allez écouter le cover de Dan Auerbach «Mean Monsoon» qu'il a enregistré. Ça torche.


Donc, j'ai avalé une soupe tonkinoise et un 795ml d'Arizona 20 minutes avant la ride, j'ai donc la plus grande quantité de liquide dans moi en ce moment. J'ai appris à jouer à FREE CELL de Solitaire, dans le Torrent Solitaire Greatest Hits que j'ai torrenté y'a plusieurs semaines. J'aurais dû aussi prendre le Greatest Hits de Rick Astley, du même coup. C'est là que j'm'en veux.


Le Festival Coup de Coeur Francophone tire à sa fin, quoi de mieux que finir ça avec un show de Tracteur Jack?! (Vendredi 13, Esco, 22h) Je voulais passer voir Lac Estion au Divan hier, mais après 1 ou 2 shows, tu te demandes quels autres jeux de mots semi-pertinents ils peuvent faire. J'avoue que mon humour de show est pas mieux, mais je suis content de voir ce band avancer. Ils ont fait les Francouvertes, les Francofolies et le CCF en un an, c'est c'est franco en masse! Je dirais pas non à ce parcours si rapidement, et leur album est sorti la même année. Ce sont des amis à la Blais la plus jeune, qui risque de nous accompagner en Abitibi la semaine prochaine, présence d'elle-même dans le bloque à venir. Anyway, j'ai bu quelques bières avec Oli Fémur B. au Nacho Libre dans la nuit, à la place du show. Cléo Phalange B. a le H1N1, bâtard. Un squelette non-ménagé physiquement…


Côté booking, je prépare des événements de Noel à la hauteur des attentes de Jésus pi sa gang (à ne pas confondre avec Henri pi sa gan) sur des croix qui veulent rocker la vie.


Je suis triste de pas être à Montréal pour: le show de Land of Talk. Ou les 5 ans de Brixton Robbers. On va y donner la claque à Gatineau pour quelques heures, à la place.


Dans la radio du char de la fille d'Amigo: une toune latino douteuse au 92.1FM


Tabasco

jeudi 5 novembre 2009

Retour sur l'Halloween et lancement de CCF

Et oui, une autre belle fin de semaine de tournée se termine dans un Petit Chicago plein à craquer. Et craqué nous avons. J'aime le nouvel esprit de jeunesse qui règne de l'B. Oli était malade le soir du concert, donc j'ai dû assumer toutes les opérations de foule. Cléo est trop gêné encore, JM est trop pas de micro encore. Bah! Ça va s'en venir. Disons que oui, je suis tombé du drum. Oui, j'ai bu 1/2 oz de Tabasco avec une 1/2 oz de Jack. Et une autre douzaine d'oz de Jack après. Oui, c'tait beau en sale.

Et après une brève nuit, de l'étude. Je saute, c'est plate mais intéressant. Jo-C et moi prenons le merveilleux Greyhound de 21h30 pour regagner Mtl pour une semaine chargée. Examens, je passe. Nuits courtes encore, montage. Nuit de montage. Jour de tournage. Jour de cours. On y donne quand même la claque, disons. Jo m'aide dans mes projets d'école au niveau du montage (on est restés à l'UdeM jusqu'à 3h30 dans la nuit à gosser sur une trame de la Baie James, miam) et le lendemain, on parcourt le nord (de Mtl) jusqu'à St-Jérôme pour prendre des sons. Attention.

Je suis allé, dans toute cette académie, au lancement du Coup de Coeur Francophone. Oui, tu peux l'dire ça aussi, je suis parfois un pe-lotte de bière et vin gratuits. C'est juste que, bâtard, je suis plu à l'aise dans les 5 à 7 des festivals que dans les putains de 5 à 7 de l'Université. J'amène quand même mais oh-combien-trop-sexy copine de l'université, et on regarde les gens trop manouches aller au show de Urs Krrrr-quelque chose et Sagapool. Le manouche man, what the fuck? Les filles étaient sexy, mais je suis content de jouer dans un band de ROCK 'n ROLL manouche, pas de jazz manouche. Jésus, merci. Donc, pour un cocktail d'appetizers au Club Soda et d'la booze gratos de fin de la semaine, l'expérience est enrichissante. Ça me donne le goût de brûler les planches bientôt, madame.

D'ici là, jetez un coup d'oeil à celà. Pas un des meilleurs, mais appréciable!
http://www.youtube.com/watch?v=DQ9YqGiuqjA

Remarquez à quel point y'a 12 personnes. Trop rockstar, bébé.

« Go waisitin' our time in front of empty bars »

Ce soir-là, ça a valu la peine. St-Hyacinthe, ville du rock pour ta microbrasserie. Découvertes Letendre, we like a lot.

On se revoit!

Dans le genre de i-Pod: Bernard Adamus sur son myspace (on va l'acheter cette fin de semaine)

J

Fin de semaine de l'Halloween, en retard

Bâtard, j'me bats contre Blogger et ce putain de site. Voici le récupatilatif:

« Y'a juste des adons comme ça, des fois, dans la vie »


Premier show du week-ender de l'Halloween d'Oscar B., Montréal, Divan Orange. Éric (Bête Rouge) m'avoue que c'était pas un bon call de faire le même soir que les Brains à Montréal. Il avait raison, j'assume. Petite crowd, mais c'est efficace avec autant de changements dans la band: nouveau drummer, nouveau contre-bassiste, nouveau soundman, nouveau moi à la guitare, nouvelles chansons. Même consommation de Jameson, ça c'est stable!


Donc, à 2h40 je décide de foyer à la Rockette où Israel (Bonne Journée!) mixait après son set. Merci à Mélissa de me scorer une pinte après le las call, pour une Xième fois! Donc, j'ai pas vu mon chumey chumey René Garcia depuis… le dernier concert des B, à Niagara Falls, en juillet. Beaucoup de choses se disent, on rattrape un peu de temps perdu. On parle de la « coïncidence » de nos show le même soir, et aussi celui de Xavier Caféine. Qui arrive dans la conversation? Vince Peake, qui bassise (??) pour le Caféine en personne, live au Club Soda le soir même. Un peu drôle, de se retrouver les 3 là… et tout le monde joue à Québec le lendemain, haha.


Je passe une partie de l'avant-midi à la Bibliothèque Nationale à étudier la sémiologie au cinéma, et Tenderboy et Da Jo-C me ramassent, on fly pour Québec. Jo et moi on parle des vendredis de chaos. Les choses se passeront-elles ce soir? J'ai hâte de voir le Faucher, oui madame.


« Le Devil's Night »


19h sonne au Delta de Québec. Piscine extérieur de l'hôtel. Notre devil's night part avec Joannie, la sauveteur-trice de l'hôtel, qui nous avertit car nous sommes de jeunes garnements. Jo-C montre son 3e nipple à Cléo, qui sent donc qu'il fait vraiment partie de l'équipe Oscar B. maintenant. On y passe tous… J-M et Tenderboy débouchent les premières bières de la soirée en nous regardant de la chambre. Bonsoir, Québec.


Load-in relaxe, souper au Joe's Smoke Meat, qui est voisin du bar où on joue. Il pleut, il pleut, smoke méat. La serveuse est cute, elle accepte même mon invitation au concert, mais part beaucoup trop tôt à mon goût. Ha, bateau! Ça arrive. On regarde la game d'un oeil discret, et Jo se donne sur le set-up de son et le soundcheck. Qui est rapide. Et plaisant. Bonne Journée arrive, et voilà, c'est parti… Carl le punk nous tient compagnie toute la soirée, et le Jameson coule bien dans la EUROVAN qui nous sert de véhicule de tournée. Rêve d'enfant devenu réalité.


Le tout rentre au poste, les gars du Jack sont là, les gens qui reviennent du show-des-Brains-sans-les-Brains sont excités, et j'aime ça. Ma grande gueule déboule un peu avec toute la Belle Gueule que j'ai bu. On joue à 1h du matin pile, donc subissons les conséquences! Whisky après whisky, on avance dans le set. Les gars de BJ! montent sur le stage pour tambourine, blagues, danses et shooters. Be (drummeur) se fait « ductaper » pendant notre chanson instrumentale, et se venge sur le coup. Je suis momifié. Je rencontre une fille de 18 ans que je fais monter sur le stage pour danser, excellent moment cocasse de la soirée. Coup de coeur, même. C'est la fête à Cléo, aussi. Beaucoup trop de raisons de fêter!


Le tout se finit vers 4 au bar, on achète de la bière illégalement et on glande dans Québec à la recherche d'un Ashton ouvert à 4h30. Négatif. Les gars de BJ! croient se prendre une chambre dans notre hôtel, mais « Trop cher! » diront-ils. Vrai. Je danse sur un coin de rue avec une pitonne déguisée en cube rubique (?!) et je saute tête première dans la voiture. Ouais ouais, on aime ça. Le soleil se fait sentir, on rentre finir une bière ou deux. Oli prend un bain, Cléo se fait des strings et JM essaye de recalibrer ses tétines. Jo-C et Tenderboy partent vers 4h30. Troopers. Je m'endors au son de Blue Valentine de Tom Waits. Succès monstre pour le 2e soir de notre résurrection.


Juju