La fin de semaine s'est finalement avérée plus crash qu'attendu. Jo-C et moi sommes persuadés que les vendredis de l'automne sont de réels « nuits de chaos ». Tout s'enlignait bien suite à une bouffe indienne dans Parc et la projection de Tagwacore au Ciné du Parc. Ce film est tout simplement génial et intrigant, traitant de l'émergence d'un mouvement punk dans l'Islam. À voir.
Party au 7073, ça devient trash vite: il est 1h du matin et ça me semble être un rare vendredi de non-chaos. Erreur… le thème du party fait qu'il y a une bataille douteuse et obscure, des gens malades, et un gars qui passe la nuit en prison. Sucks to be you.
Je coupe ça court pour qu'on se rende à dimanche pour le concert de fermeture du SMIM (Salon de la Musique Indépendante de Montréal). Frank Wildcat est arrivé samedi soir pour qu'on passe une fort agréable soirée chez Renaud, pour la pendaison de crémaillère tant attendue. Les deux Faucher arrivent dimanche, et on y donne, le show est tôt pas mal.
Étant donné nos longues distances (comme le band malade, là, Longue Distance), on pratique lorsqu'on donne des shows en général. Mais là il manque des morceaux de drums, on est serré dans le temps, et en plus notre chauffeur de taxi-van se perd. Pas de stress finalement, on arrive au Centre St-Ambroise pour un bref soundcheck, une partie de darts, un Jack Meeting dans les salles de conférence de la brasserie, et plusieurs bières McAuslan/St-Ambroise s'empilent dans mon estomac vide. Le show est vraiment plaisant, mais les organisateurs se rendent rapidement compte que le choix de l'emplacement n'est pas idéal… Éric nous lance des pointes de pizza avant de jouer, et on se fait introduire par MC Gilles et sa drag queen, Jolène, qui est turned-on par l'exotisme de Wild Cat et mon « gros instrument ». MC Gilles nous supporte plus qu'on le pense et il nous aime bien, il nous a même fait jouer à l'émission de Paul Arcand, ouais.
Faut dire qu'on jouait après Bernard Adamus, qui a offert une solide performance acoustique, accompagné de seulement son banjo-iste. Je dois avouer que je suis un fan de son folk blues québécois, les textes cadrent dans des structures de chanson ultra-simples. J'ai rarement ce sentiment de satisfaction blues face à des artistes vivants ou plus jeunes que Ramblin' Jack. Ou c'est peut-être la stout qui m'a fait over-rater son set.
Pas de folles aventures pour ce concert, mais vraiment trop satisfaisant. Le set acoustique passe le test, le nouveau drummeur aussi. Et calice que la contre-basse Epiphone rentre au poste! Ride de taxi #2 vers la Petite Italie en compagnie d'un chauffeur créole motivé, et on finit ça en beauté au Roi du Smoke Meat. Happy ending.
J. Tabasco