dimanche 28 juin 2009

Meilleur lever du jour?

Le Crabe Jaune me fait réaliser 5 éléments qui rendent une brosse inévitable, en tournée 


1) Un open bar dans une microbrasserie 

2) Une source de fort légitime 

3) 3 filles pour 1 garçon dans la place

4) Un bar qui garde ses portes ouvertes jusqu'au lever du soleil (et qui sert de la bière encore)

5) Un/une proprio plus sur le party que toi 


Quoi dire de plus? On peut facilement s'imaginer le scénario de notre soirée. Gin, cigarettes, paninis, Elliott Brood, 20 cafés, Motel Parasol, jolies filles, lever de soleil sur la rivière Saguenay, Howlin' Wolf, Dave qui se sert (encore) de la bière on tap, souvenirs d'enfance de Domino. 


On se tape un 4-5 heures de route vers Trois-Rivières pour un concert dans le cadre du Festivoix. Pouvez-vous croire que « CCR » (sans aucun de Fogerthy) jouait hier à ce festival? Un est mort, et l'autre a su où s'arrêter pour ne pas être un « has-been ». Je pourrais lui donner le numéro de quelques-uns de mes amis rockabilly montréalais, pour leur faire comprendre... 


Dead Duke 

samedi 27 juin 2009

Tadou-dli-dou


Première expérience de concert dans une Auberge Jeunesse: spéciale. On a joué sur le balcon/stage extérieur de la place, devant beaucoup de locaux et de touristes. On a bien soupé (on devait faire notre vaisselle durant notre soundcheck...) mais j'avais de la difficulté à me procurer mon dessert. J'arrive à table, on me pique ma fourchette. Je retourne dans la cuisine prendre une fourchette, et durant ce temps quelqu'un prend ma tarte... je retourne donc chercher de la tarte, et en revenant, il n'y a plus de café. Je me promène, à la recherche de café, mais quelqu'un d'autre a pris ma tasse durant ma quête. Je re-retourne à la cuisine chercher une autre tasse, mais malheur, il n'y a plus de café dans la cafetière, à mon retour. Je dois donc me lever et aller à la cuisine préparer du café, mais une employée prépare du thé. Après une jasette avec elle, j'arrive à faire du café et manger de la tarte. Joie. Bien méritée. 


Le concert est agréable, mais une vieille femme de la place nous paye des shooters sans cesse (on débat encore si c'était des Stingers ou non...) et nous crie des obscénités sexuelles. Ça détend l'atmosphère. Avant d'apprendre le décès de Michel-Jackson sur stage et de faire quelques blagues déplacées. Mona la barmaid nous nourrit d'alcool (le bar ferme à 23h donc il faut faire vite) avant la fin de notre set, qui se déroule dans la brume du fleuve. Rafraîchissant. 


On finit la soirée à coup de 50, sous la pluie de Tadoussac. Une superbe idée nous frappe à 1h30: la douche. À moitié sur la brosse, Dom, Frank, Dave et moi nous rendons au sous-sol pour une session de chants grégoriens sur du Outkast. Oui, monsieur. Nous dormons dans des bunk-beds (army style, pour Falcon) et déjeunons au soleil. Nous décidons de laisser faire la croisière de baleines de 3h (ridicule pour notre horaire de tournée...), ce sera pour la prochaine fois. 


Je décide de conduire pour aller au Lac St-Jean, étant donné la superbe route. Tout le monde dort pas mal, mais la route me tient en vie. Arrivée sous un chaud soleil à St-Gédéon, sur le bord du Lac. Concert semi-acoustique dans une microbrasserie faisant de l'excellente bière, et nous enlignons les pintes vides jusqu'au last call. J'en profite pour parler avec le drummeur des Psycho Riders (un de mes bands préférés) qui est originaire du Lac, et en vacances pour 3 jours. On jase de l'industrie, des nouveaux albums, de la Bête Rouge et de la scène montréalaise. On load ensuite la van, et rendez-vous sur le bord du Lac St-Jean pour vin, bières et baignade è 3h du mat. Dave, Domino et moi regardons nos compagnons se lancer dans l'eau chaude en compagnie de quelques demoiselles du coin. C'est au son du Bal Masqué que le soleil commence à se lever sur le lac, et on s'attaque à nos lits du motel Rustikd d'Alma, derrière le bar de danseuses Casino. 


Nous rentrons présentement dans Chicoutimi pour notre première apparition au Saguenay. Je suis au point de la tournée que la van est vraiment ma maison, que la bouffe est 2 repas sur 3 trop grasse et que les fruits me manquent. Les shows sont de plus en plus bien faits et sonnent de mieux en mieux. Les villes se ressemblent et la crème glacée est un réel réconfort... 


Jul


jeudi 25 juin 2009

L'Autre St-Jean (de Tracteur Jack)

Je suis présentement sur le traversier en direction de Tadoussac. On a quitté l'Outaouais à 10h ce matin (suite à 4h de sommeil...) et il faisait 31. Ici, j'ai l'impression qu'il fait 12, et il est 19h. Calcul rapide: beaucoup de route, peu de sommeil. Domino m'indique en ce moment qu'il y a un cadavre d'orignal mort qui flotte dans l'eau. Frank et Phil disent du bois...


La St-Jean au Petit Chicago (23 et 24) a été très réussie: plus de 250 personnes se sont pointées au total. Beaucoup d'amis et de visages autres, ça fait un bon équilibre. Le Petit Chic a resserré ses règlements sur les heures de glandage après 2h du mat, difficile à croire que dans les autres villes, ils gardaient souvent les bars ouverts (trop) tard après la fermeture pour boire avec nous. Tout de même, on a fait le tour de quelques partys après et on s'est ramassés à la plage Moussette à 5h pour voir le soleil se lever sur la rivière. 


On a passé le 24 en Ontario pour faire des changements d'huile pour la van. Happy St-John Baptiste. Le concert était un peu plus tranquille au début mais ça a débloqué vers 1h. On a donc fini de jouer à 1h56. Bonsoir Gatineau, on se revoit pour des festivals à l'automne. Rentrés à 3h, on a fait du lavage et Phil mangeait de la pizza. Yé. 


Jul

lundi 22 juin 2009

La ST-JEAN d'OSCAR B.!

En quelques mots, l'expérience de St-Jean-sur-Richelieu a eu quelques points positifs. Chiller avec la familia, Jack & Joe Burns et PUGIN. Sinon, vide. Et décrisse. Ça arrive, mais pas les samedis d'habitude. J'aime toujours jouer dans cette ville pour aller manger du chinois gras avant le set. Et la deal de bière a changée, on nous abreuvait de Molson Ex...

= soirée sobre pour moi. On pratique à côté de l'usine de Molson, et l'odeur de la Ex est juste trop absurde et mauvaises. J'aime pas le lait ni la Molson Ex, c'est juste comme ça. 

Et la St-Jean des Foufs, WOW! Gratuit, dimanche, Vilain Pingouin. Ça a donné 350 personnes en avant de nos habits de squelettes non-lavés depuis la tournée. BBQ au nouvel appart de Jo-C/Do/Alix pour se réchauffer, chillin' avec Bonne Journée! qui ont fait un set débile, et saute sur le stage (encore sobre) pour un de nos meilleurs sets depuis des lunes & Godlalune. Y'a des shows comme ça (FOÉ, Grand CRIC, Rockfest 2008) où tout va bien, tout le monde est réceptif et de bonne humeur. Et pas trop scrap. Et j'aime ça. 

Le (ou les) Vilian Pingouin ont joué leurs classiques devant une foule de nostalgiques, c'était assez crampant. On a bu quelques dernières bières avec BJ! en se disant qu'on rejouait ensemble dans les prochains mois. Et c'est vrai. Le Monde Dans Le Feu nous a fait 2 raps a cappella avant qu'on aille se coucher. 

Bonjour soleil de Montréal, et quelle excellente nuit ce fut. Réveil dans l'après-midi, ramasse Phil, je passe 4 minutes chez moi et avec un sandwich vietnamien, nous nous attaquons à la 40/417 pour la 213e fois de l'existence des 2 bands. On écoute Wayne's World dans la van, on arrête boire du Arizona et chiller à Maxville sur le toit de la van. Et il fait soleil comme jamais. Excellente ride. On pratique ce soir pour les shows du Jack des 23/24. St-Jean à Gatineau, rien de plus beau.  

J

dimanche 21 juin 2009

Off 2

Deuxième journée de congé de la tournée, bilan de 8 shows en 10 jours et repos. On trouve ça obscur d'avoir un vendredi off, mais on ne s'en plaint pas! J'ai passé la journée me remettre de Montebello et à faire de la promo pour les concerts de la St-Jean, avec Dave. On a soupé tranquillo et puis on avait une chaude soirée au programme. Un seul endroit: le Petit Chicago. La musique a un peu changé le vendredi soir depuis mon départ du 819, et c'est une nette amélioration. Quand même, on a plutôt profité des vieux potes et de la table de baby foot. 


On a réussi aujourd'hui (samedi) à voir le set de Yesterday's Ring au Rockfest. Très drôle comme ambiance: pensons à cette crowd d'une moyenne d'âge de 16 ans, à 14h de l'après-midi, qui trippe sur Maiden, Metallica, et le rien qui réside entre les deux. Sur un terrain de balle. Devant un band de folk-punk. Juste avant un autre band Hardcore-Gatineau-Power, Aarsen. Toujours est-il qu'ils étaient salement tight. Le Rockfest était beaucoup mieux organisé cette année, il y avait deux vrais stages. C'était encore vide, mais je crois qu'Anonymus & cie vont remplir le champ-centre. Le line-up très hardcore va plaire à cette foule. Peut-être plus que nos blues & country acoustique du jeudi soir. 


On vient aussi d'écraser une canne et son bébé à Lachute, moins satisfaisant comme expérience. Assez drôle parce que notre Tenderboy a une affection particulière pour les oiseaux. Au moins, on a scoré du fromage Oka à 1$ le morceau. Repas de tournée = humus & fromage = 3,52$. Ce soir, PUGIN fait notre première partie, j'ai vraiment hâte. Ce sera peut-être même familial, le frère et la soeur parlaient de venir à St-Jean-sur-Richelieu. Café le Flore, open bar and long nights on the Richelieu. Groovy. 


J  

vendredi 19 juin 2009

Chivas Christ Superstar!

Mercredi soir. Montréal. On est en mode tournée, il est donc difficile de voir tous nos potes du 514 pour un petit 12h... je me sens étrange dans mon appartement, mais ça passe. Franco veut que je lui redonne son oreiller et ses pantalons. Je lui donne mes pantalons, il ne s'en rend pas compte, au moins. Et puis concert très tranquille, trop tranquille. Pas de place sur le stage, problèmes techniques, mini manque de tightness. On doit dealer avec ça, quoi. Point positif: on score du Jameson, that's alright mama. 

Jeudi pluvieux. On ramasse Olivier Houde à Montréal, Jésus que ça fait du bien de le revoir enfin. On rattrape du temps perdu (nouvel appart, clic ton band, aventures) et puis on est 6 dans la van, avec 1 guitare de plus et un Rubbermaid de merch de plus. Trafic mortel sur le 15, sous la pluie. Domino tente d'étudier pour son examen d'aujourd'hui (à Québec...) et de notre côté, on joue à des jeux bidons. 

Arrivée à Montebello, il est environ 19h30. On rentre nos trucs dans ce bar de motards et de matantes. Turbo-dèg. Par le temps qu'on s'installe, que les gars jouent au ping-pong et qu'on soundcheck, il est passé 21h. « Les p'tits gars, la ville ferme à 9h ». Fuck. Fuck. Fuck. On a pas soupé. On fait le tour (de la seule rue) de la ville. Fermé. Fermé. Fermé. On roule 15 minutes pour aller à la Canadienne. Fermée. Fermée. Fermée. On retrourne un autre 20 vers Papineauville, yé. Une place de pizza ouverte. Et si vous arrêtez manger à Papineauville, prenez la pizza mexicaine. Chili, Géricault! Quelle surprise en attendant, McDougy, MC et Gab Lemaire arrivent, bouteille de Crown et bières en main. Bonnes nouvelles, bonne soirée. 

On arrive au bar, chauds, pleins de pizza. On nous annonce qu'on a le bar open: tout l'alcool qu'on veut jusqu'à 3h du mat. Bonnes nouvelles, bonne soirée! Le show est 100% acoustique (même pas de micros!) et on fait le Oscar-Jack: toutes les tounes à 5! Ça tombe dans les poubelles, oui messieur. Encore debout sur les tables à chanter Stand By Me. Hé hé. On chante coeur de loup avec McDougy-Dog en chest après le show, sur la terrasse. Dave se chicane avec la barmaid (ex-chauffeur d'autobus) pour une question de tip, et la soirée se finit sur le bord de la 148. Miam miam. On part de Montebello pour Gatineau à 3h30, et on arrive à Gat vers 4h30 du matin. BONJOOUR SOLEIL DE GATINEAU! 

Moi et les concert de la Petite-Nation, c'est une grande histoire d'amour. Réciproque. On a kické off l'ouverture du Rockfest, on laisse place à Deadly Apples samedi. On va essayer de passer voir Yesterd, aussi. 

Chivas Christ, we like. 

Jul

mercredi 17 juin 2009

Call Me, Poupée

Hier était notre deuxième et dernier soir avec Call Me Poupée. Nous sommes arrivés à Québec pour une classique et parfaite journée ensoleillée dans le Vieux: bière, femmes, rock 'n roll au rendez-vous. 


Le déjeuner mexicain de Drummond était très réussi, ce qui a bien démarré notre super journée. Le concert s'est très bien passé, encore une fois une foule surprenante pour un mardi soir. Dom Flacon et moi avons profité d'un 2 pour 1 sur la crème glacée à une chocolaterie... la crème glacée devient quotidienne et rituelle de mon côté, vous connaissez bien mes obsessions quand même! 


Show très tight, soirée chaude et entre potes sur St-Jean, on finit ça au Ashton. Difficile de garder bonnes habitudes sur la route, mais pour une galvaude, on peut tout faire. Déjeuner à 13h, départ pour Montréal. J'aurai le temps de laver 2 ou 3 chemises, souhaitons-le! La 20 n'a jamais paru aussi belle qu'en ce moment, à mes yeux. Je suis à la chasse d'un bar laitier, Tenderboy me propose présentement de virer une brosse (et il est au volant), François est DJ (il met du White Stripes une chanson sur deux), Falcon et Phil dorment, collés, en chest. Je suis loin des bancs de l'Université de Montréal, hombre... 


Jul

mardi 16 juin 2009

Ghost Town

Après une journée de congé se finissant au scotch whisky sur les balcons de l'Université Laval, le lundi s'annonce assez tranquille, en route vers Sherbrooke. En traversant le pont Pierre-Laporte, des clous se mettent à tomber sur la van et en tentant de fermer les fenêtres, on se rend compte que le système électrique ne fonctionne plus... Tout revient en place à un truckstop, 30 minutes après, et nous arrivons à Sherbie avec une heure d'avance. Et les 2 autres groupes arrivent 1 heure et demi en retard. Le Téléphone Rouge est salement satisfaisant comme bar, et Call Me Poupée et Hank & Lily sont excessivement sympathiques. Le public est petit mais surprenant pour un lundi pluvieux dans cette ville fantôme. 

Éric & Alexe de la Bête Rouge, qui organisent les 3 concerts, nous suivrons cette semaine. La Bête Rouge était la compagnie de booking des Alley Dukes durant les dernières flammes (avant les 1,2,3 comebacks des Dukes...) et qui booke Oscar B./Le Jack à Montréal. Des gens professionnels et sympas. 

Nous retournons à Drummond passer la nuit dans une maison vide, et nous voilà au « centre-ville » de D-ville, attendant notre déjeuner mexicain. Ils ne semblent pas aussi convaincants que ceux de Toronto ou Guelph, mais cheers pour l'effort! Ça s'en vient... 

Lundi tranquille à Sherbrooke, je crois avoir de bonnes surprises pour Québec ce soir. Prise 2 

Julio 
(tanné de la tournée, préfère maintenant la secouer...)

lundi 15 juin 2009

NB Bébé


Nous sommes présentement entre Edmundston et Québec, en journée de congé bien méritée. Je saute d'un film de Woody Allen sur mon ordinateur à une vue malade sur le fleuve. Quelle aventure ce fut ce 24h au Nouveau-Brunswick. Mettons une chose au clair tout de suite, les gens ont été très sympathiques et surtout jolies... 


Arrivée au Nouveau-Brunswick en fin d'après-midi. Nous rejoignons Pugin (qui fait quelques premières parties lors de la tournée) et nous buvons cafés et limonade à la rhubarbe, miam. Tout commence bien. Le concert devait avoir lieu au Café Lotus Bleu mais se transfère au bar Le Deck, à notre grand bonheur. Ce que ça veut dire? Plus de gens, plus de bière, concert plus tard, plus d'énergie. Pugin offre une show très apprécié du public et de nous tous, vers 22h. Excellentes chansons au rendez-vous, quelques covers très bien adaptés.  


Frank et moi avons maintenant une tradition. La plupart des bars payent la bière (souvent beaucoup), mais rarement d'autre alcool. Nous avons donc comme mission personnelle de scorer un scotch et/ou whisky par show. 10/10 hier, on embarque sur le stage à 23h30, verres de scotch à la main. Un autre show enflammé, gens de tous âges ont l'air (agréablement) surpris de voir une bande de québécois foutre le party dans la place. Et party ce fut. Les buckets de Moosehead se vident, on embarque sur les tables, Frank tombe du drum dans la foule (sans arrêter de jouer.) La stimulation du Jack est toujours élevée quand au moins 60% du public est féminin, hier c'était 90. Ça finit bien, les gens se rivent autour de Dave à la table de merch (meilleure soirée à ce niveau!) et trois personnes différentes viennent me voir pour booker le Jack dans d'autres villes du NB. Ça finit à 2h30 sur le stage avec du Lapointe sur la guitare de Pugin. Amen. 


Et la meilleure partie de tout ça? Le propriétaire du Deck nous a loué un Bed & Breakfast  pour y passer la nuit. La charmante Sylvie, à qui appartient le b&b, capote littéralement sur le concert. Elle nous invite à prendre notre temps et continuer à fêter. Elle retourne avant la fermeture du bar et à 3h30, une table pleine de « toasts dorées », fruits, jus et sirop d'érable nous attend à l'auberge « Au Chalet ». Que demander de mieux? Ça se finit un peu dans la brume de mon bord, je me souviens que Liar Liar joue dans la chambre à Pugin, Jean-Pierre (le pote de Vugin) et moi. Sylvie étire nos heures à l'auberge, je me lève en début d'après-midi. Balcon, ambiance chalet, vue sur l'eau et grosse journée ensoleillée. Bonjour Edmundston! Le Café Lotus Bleu nous paye le dîner dans leur nouvelle succursale au Jardin Botanique de la ville. Meilleur après-midi! Il y a de la bouffe bio mexicaine, une exposition d'oiseaux rares et de papillons, des chutes, des fleurs et du thé glacé à la rhubarbe. On joue un peu à la balle, et nous revoilà reparti pour passer la nuit à Québec. Next stop, Sherbrooke. 


Jul

samedi 13 juin 2009

Riki-ik-iki-ik, oh oui




Après un premier arrêt réussi à Québec, réveil tôt le vendredi pour déjeuner chez Karine. Dave, Phil et moi réussissons à faire sauter le fusible du four pour retarder la journée. Champions... 

Il fait toujours gris dans l'est, et il pleut même sur notre van trouée. Tout le monde dort sauf Dave et moi, et c'est la journée la plus folk de tous les temps. Champs, fleuve, température grise, villages, rock 'n roll. On trouve la micro sans difficulté, grosse comme le Où? Quoi! et Frank et moi montons le kit de son. Souper take-out sur le bord du fleuve, Dave et moi partons à la recherche d'un « motel » (pas un môtel comme on dit si bien) et d'une crème à la glace. Missions accomplies. Dom et Frank font un pré-set acoustique le temps que les gens arrivent et la soirée s'annonce très bien. La deal d'alcool pour nous lors du premier anniversaire de la Microbrasserie Le Bien le Malt? « Prenez tout ce que vosu voulez »... all right, take it easy. On joue terriblement longtemps, 3 sets en tout. Blagues de bon goût et de moins bon goût, on se lève sur les tables et sur le bar (qui est en feu). Un staff encore une fois merveilleux et très ambitieux, on aime ça.  Ça finit avec du Eagle Eye Cherry à la planche, and my life is good. Plusieurs scotchs jeunes mais très vanille/fruit, Frank White et moi sommes très heureux, et un peu scrap. Les brosses sont rares mais meilleures. No bourbon, 2 scotch, 6 beers.  

Julio

jeudi 11 juin 2009

Les bons comptes font les bons amis

La tournée enfin en route, nous glandons un peu dans Lévis à la recherche de la Microbrasserie le Corsaire. Nous faisons le load-in rapidement, et je me rends compte que mon (excellent) karma a encore oeuvré en brisant un morceau de mon cabinet de basse. Je vous épargne en détails. Après avoir vissé, dévissé, revissé, il reste que l'ampli est fragile et non-réparé. Festival de bières artisanales, choucroute, nachos & pizzas au saumon fumé. Et puis arrêt chez Métro pour cerises & pommes, et commence l'attente. 


Mercredi soir pluvieux à Lévis, à quoi doit-on s'attendre? On commence le set relax vers 21h15, et puis quelques gens arrivent. Une meute de touristes albertains dansenet  comme des papillons au son du Jack, wow. Le bar reste relativement vide, mais le public est très réceptif. Nous jouons un bon 1h30, quand même! On chill avec le staff, qui est très très sympathique et qui sont aussi décus du turn-out que nous (pour les pourbroires, peut-être.) Ils tentent de nous acheter des chandails (leur tip = finalement un chandail, à leur grand bonheur.) La propriétaire m'amène dans le bureau, très satisfaite du show mais un peu triste de nous remettre notre cachet à perte. Au moins, c'est une femme de parole. Elle me remet le tout et nous invite à boire plus sur le bras de la Micro et à revenir à l'automne. Certainement, je lui répond sincèrement. Départ vers 1h, guacamole chez Karine, et dodo, enfin. Ma première nuit de sommeil à tête reposée, sans trop d'alcool dans le sang. 


Rével à 10h, quelques chansons en sous-vêtements sur le balcon avec Dominic a.k.a Cpt Flacon, et journée de préparatifs de dernière minute. Arrêt chez CAA et pharmacie, impression de documents, déjeuner chez Zellers avec Phil et Dave. Ensuite, Canadian Tire, achat et changement de batterie de van, et soundcheck au Cercle à Québec, Le Voir fait 3 fois mentions du Jack dans l'édition de cette semaine, mission accomplie Cpt Falcon. Merveilleuse salle de show, nous buvons plusieurs cafés sur la terrasse et avons une bonne heure pour jaser avec les gens des Disques Nomade (qui organisent le spectacle de ce soir.) Préparation de couscous en vitesse à l'Université Laval, nous voilà en train d'assembler les EP promotionnels dans la van, au beau milieu du quartier St-Rock ('n roll). Tout le monde est motivé, les femmes de Québec sont toujours aussi croquantes, et le rock 'n roll manouche est meilleur de show en show. Notorious BIG est toujours aussi inspirant. 


Johnny Two Hats

26 villes - 33 jours - 2 bands

... et le verdict de la van. Elle est prête, suite à 1500$ de plus de dommages. Gordon nous a trahit, et oui. Un délai de 5 jours, en plus!


... et le verdict de la contrebasse. Franco et moi l'avons apporté lundi soir, suite à une soupe thai bien méritée. Panta le luthier (I shit you not, c'est son nom!) a fait un 2e miracle sur l'instrument en 4 mois. Le tout, fait en moins de 36 heures pour un prix très très gentil. Je l'appelais « Alta », mais là j'ai bien appris son nom. Merci, monsieur Panta. 


Voilà donc que dans cette frénésie de van, contrebasse, nouveaux t-shirts du Crabe Jaune (qui sont géniaux!) , jam de dernière minute et promo de dernière minute, nous sommes partis. On a eu un bon briefing à 1h du mat avec Tenderboy au Roi du Smoke Meat, autour d'un bonne pizza smoke meat. Réveil ce matin en vitesse, c'est le temps de pacter 5 jours de vêtements (pour 30 jours de tournée), les gants de baseball, des films, 2 chemises de show, 1 déo, 1 brosse à dents, et de laisser toute la vaisselle sale dans la cuisine, merde. Booste la van ce matin, ramasse Phil, droppe la voiture de Dave à Drummond. On est dans la van, au son de Hank Williams et Motely Crue. L'été arrive, sans doute. 


Johnny Two-Hats 

(ou Julien)

dimanche 7 juin 2009

Des festivals en Outaouais...

Et quelle semaine ce fut, hombre. 

Beaucoup de positif, beaucoup de négatif. Comme dirait le roi François Leblanc, les choses se passent, t'entends...

1) Lundi à Papi à Montréal = ?! Très cool de jouer avec Alambik et FLAT, Vert de gris étant une excellente surprise. Papillon, un homme trash qui se fait couper les cheveux à 3h du mat sur la brosse, avec des ciseaux dans le bar. Oli a battu Éric Lapointe au pool. Tout le monde a trop bu de Gin avant le show. Arrive notre set à 1h30 du matin, quelle fiesta pour un lundi. Ça finit au St-Viateur Bagel à 3h30 et au marché Jean-Talon, bonjour soleil. 

2) Mardi à jeudi = pause? Non. Beaucoup de pain sur la planche pour le Crabe Jaune, la van, les jams, le booking. Score un show à Rouyn pour octobre, booke d'autres festivals et après des ballades nocturnes, le reste du Jack arrive à Montréal. Phil est toujours en train de récupérer, mais travaille toujours sur les vidéos. Nouvelles tounes géniales pour la tournée, un peu de business, un peu de jam, pichets aux Foufs et Mario Kart avec Karine pour continuer les traditions. 

3) Vendredi (treize) cinq juin = cauchemar. Glandage, glandage, glandage à Montréal. On attend la van qui se fait retaper au garage, je fais des moules pour dîner pour ne pas perdre la boule... Gordon nous laisse tomber, elle n'est pas prête. 18h, on est foutus dans Rosemont. Le show au CÉGEP de l'Outaouais est à 22h, on a pas de van, le stock est au local et on a pas mangé. Première expérience de Bixi dans la ville à la recherche d'une van à louer. Rien rien rien! On prend une mini-mini-fourgonette pour 400$ (ouch) sur la carte de crédit de Franco Villeneuve (parce que le dépôt du Bixi a loadé la mienne...) et on pacte express vitesse au local. 20h, nous voilà sur la gran'-route. Tout le monde est tassé mais soulagé (sauf les organisateur de l'Interco au CÉGEP) et chante du Joe Dassin & autres succès pertinents. Arrivée au CÉGEP: 21h55. On monte le stage en deux temps, trois mouvements MAIS l'enfer nous suit toujours: trou ? fissures dans la contre-basse. Panique dans mes shorts, encore! Le show est très étrange, on est claqués, le son = la fesse et puis les gens sont semi-motivés. Reste qu'on vend plein de merch et d'albums et que beaucoup de gens viennent nous voir après le show. Mission accomplie, la paye est bonne et la bière encore meilleure. On trash notre vie jusqu'à 2h du mat au CÉGEP, on chill avec Lyne, Audrey et la crew du Houdini de Rosemont. Fin de brosse au fort chez la madre, avec Jo, Franco et Marie. J'ai dit que Papi était trash? Marie me coupe les cheveux à 4h du mat, dans la cuisine. Bonjour soleil, encore. 

4) Samedi = gé-nial! On traverse la Petite-Nation à la recherche du Grand CRIC 2009. On se perd (évidemment), Frano mange de la poutine sauce jaune à Chénéville et nous faisons le tour du Lac Simon. On trouve le spot une heure en retard, on monte notre stock dans un chalet de 140 places, j'aperçois des trous et des fentes 2 fois plus grosses dans la contre-basse, et nous faisons un soundcheck de 1h, dans le chalet où les gens doivent souper. On se fait manger par les mouches avant de manger, on soupe avec tous ces beaux gens (souper rustique et gourmet du terroire, gé-ni-al!) et on mange de la croustade framboises-rubarbe et buvant du café. Surprise surprise, McDougy-dog fait son apparition à Duhamel. Coucher de soleil sur le Lac Simon, GODLALUNE offrent la meilleure première partie ever, et je répète avant de monter sur le stage à 22h: « Les boys, ça se peut que la contre-B casse en deux pendant le set. Peu importe ce qui arrive, on continue à jouer.» On rocke la place comme jamais, le public danse et on adapte notre set: Paquetville, Noir Silence (ou Noir Désir?), Ouananiche, Elvis, et tous nos autres classiques. On vend plein plein de merch à des trentenaires chauds, on signe une dizaine de posters et puis on se fait remettre beaucoup trop de bière. Prochaine étape: party de chalet, sur le bord de l'eau. McDoug te rocke ça à la guit sur le bord du feu, on a un chalet payé super luxe et puis ça finit dans les poubelles, comme d'habitude. Jo-C se défonce et m'attaque avec un cadre à 4h du matin, McDoug essaye de faire la paix en boxers, et re-bonjour soleil. 

Chronique d'une fin de semaine mouvementée, désastreuse mais satisfaisante. Le Crabe Jaune part dans trois jours, on va trouver un moyen de scorer une contre-basse. Et la van? Je n'en sais rien encore...

Jul